On ne peut pas ĂȘtre aimĂ© par tout le monde
Difficile, lâexercice du casting? Pour comedien.ch, Nathalie ChĂ©ron, trente ans Ă chercher la perle rare, livre quelques « trucs » pour faire baisser la pression.
Certains trouvent quâelle a mauvais caractĂšre. Dâautres diront quâelle est exigeante. Il y a en tous cas un point sur lequel la directrice de casting française Nathalie ChĂ©ron fait lâunanimitĂ©: son professionnalisme. Câest Luc Besson – ancien camarade dâĂ©cole – qui lui met le pied Ă lâĂ©trier, ou plutĂŽt lâinvite à « plonger » alors quâil prĂ©pare le tournage du Grand Bleu. Premier casting, premier succĂšs. Depuis, forte dâun solide rĂ©seau, elle a participĂ© Ă la rĂ©ussite de nombreux films français et Ă©trangers. Son moteur: une passion vĂ©ritable pour ces drĂŽles dâindividus que sont les comĂ©diens. Son carburant: pas le tabac, auquel elle a renoncĂ©, mais le dĂ©sir dâobtenir le meilleur de chaque candidat(e). Entre deux sessions de stage Ă GenĂšve, elle nous confie les dessous dâun mĂ©tier qui rĂ©clame du flair et du savoir-faire.

L’interview
Lâun des Ă©lĂ©ments dĂ©terminants dans un casting, câest le stress. Existe-t-il des mĂ©thodes pour le gĂ©rer?
Moi, ce que jâessaie de faire comprendre, câest quâil y autant de mĂ©thodes de travail que de directeurs de casting. Câest comme dans la vie: il y a des gens sympas, dâautres moins. Il faut ĂȘtre armĂ© par rapport à ça. On ne peut pas ĂȘtre aimĂ© par tout le monde. Mais ce nâest pas grave: il y a suffisamment de directeurs pour trouver sa place. Sinon, je nâai pas de recette magique mais je fais en sorte dâaider les comĂ©dien(ne)s. DĂ©jĂ , je nâenvoie pas les scĂšnes la veille, mais une bonne semaine avant. Ils ont le temps de les analyser, de les travailler, de les apprendre. En revanche, sâils arrivent et quâils nâont pas travaillĂ©, je suis intraitable. Il faut ĂȘtre prĂȘt.
Quelles attitudes sont rédhibitoires?
Ne pas savoir son texte. Et ĂȘtre en retard. Il nây a pas dâexcuse. Tu dois anticiper. Sinon, câest ajouter du stress au stress. Ensuite, il y a des gens qui ont peur – câest normal, moi je ne le ferais pas – et chez qui la peur gĂ©nĂšre de lâagressivitĂ© ou, du moins, une attitude provocatrice. Câest compliquĂ© Ă gĂ©rer parce que, toi aussi, tu as tes propres emmerdes. Les acteurs doivent prendre cela en compte. Parfois, cette provocation, qui est essentiellement masculine, câest comme un acte manquĂ©, comme sâils avaient le dĂ©sir de se faire jeter. Moi, jâadore les acteurs, jâadore ce mĂ©tier, mais il mâest arrivĂ© deux trois fois de poser la camĂ©ra et de demander: « ça vous fait chier dâĂȘtre lĂ ? Je ne vous oblige pas ».
Câest un mĂ©tier qui rĂ©clame un solide tempĂ©ramentâŠ
Pas seulement. Aujourdâhui, je leur ai encore dit: « On nâest pas vos ennemis. On a besoin de vous, vous avez besoin de nous: on travaille ensemble. Nous, notre intĂ©rĂȘt, câest que cela se passe bien parce que lâon veut montrer de bons essais au rĂ©alisateur. Donc, il faut mettre les gens en confiance pour quâils soient au mieux de leurs possibilitĂ©s. Alors inutile dâarriver avec un flingue Ă la main, ce nâest pas productif.
Quand on organise un casting, on a une idée trÚs précise du personnage ou bien on le découvre au contact des comédiens?
Cela dĂ©pend de lâĂ©tape du casting. Une fois que les rĂŽles principaux ont Ă©tĂ© attribuĂ©s, tu parles avec le rĂ©alisateur, tu lui demandes ce quâil imagine. Il y en a qui veulent dâabord des photos, qui disent oui ou non Ă ce moment-lĂ . Moi, je vais argumenter si je trouve que câest dommage quâil ait refusĂ© telle proposition. AprĂšs tout, une photo nâest quâune photo. En fonction de la sĂ©lection du rĂ©alisateur, je vais faire des essais. Je prĂ©fĂšre les faire seule parce que ça me permet de faire venir des gens qui ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©s par le rĂ©alisateur. Il y a un moment, oui, oĂč je vais aller chercher des propositions un peu en marge de ce qui a Ă©tĂ© demandĂ©. Parce que lâidĂ©e, câest de pouvoir surprendre un peu. En fait, câest cela notre job, câest quand le rĂ©alisateur se dit: « Tient, ça, je nây aurai pas pensĂ© ».
Le flair, câest une question dâexpĂ©rience ou de talent?
Je crois que câest une forme dâinstinct. Aux Etats-Unis, ils ont une formation pour les directeurs de casting, sur lâĂ©thique, le comportement, etc. Je trouve ça trĂšs bien mais tu ne peux pas former quelquâun Ă avoir du pif. Tu peux le former Ă savoir comment procĂ©der, comment lire un scĂ©nario, comment lâanalyser, comment parler avec les agents, comment filmer les acteurs⊠Câest une boite Ă outils qui tâest donnĂ©e au dĂ©part, mais ensuite câest Ă toi de savoir comment les utiliser. Parce que câest trĂšs subjectif. Tu vas au théùtre avec des amis, tu vois des acteurs, tu dis: « Ah, lui, je lâai trouvĂ© trĂšs bien! ». Et tout le monde te regarde atterrĂ©. Câest quelque chose qui ne se discute pas: il y a des avis diffĂ©rents. AprĂšs, il y a toujours eut des acteurs qui font lâunanimitĂ©, Marielle, RochefortâŠ
On pioche dans les anciens parce quâils ont un passĂ©, une histoire auxquels ont peut les rattacher.
Il y avait de vrais personnages, oui. Pour les plus jeunes, câest une question que je me pose: qui va rester dans 30 ans? De quels noms se souviendra-t-on?
Est-ce que les acteurs de théùtre nâont pas, justement, tendance Ă sâenfermer dans un jeu plus expressif qui est celui de la scĂšne?
Alors, câest trĂšs simple Ă rĂ©gler. Les jeunes qui sortent des Ă©coles, on ne leur apprend pas Ă passer des castings. La rĂ©alitĂ© de la vie et des plateaux, on leur en parle pas. Mais il faut bien commencer Ă un moment. Câest ce que je leur explique, comment ça marche, puis je leur propose de revenir plus tard, le temps dâassimiler tout ça. Il faut leur expliquer que la camĂ©ra prend tout, quâil faut surveiller la moindre mimique. A GenĂšve, il y a quelque chose dâun peu calviniste, dâun peu en retrait, pudique. A lâinverse, quand je vais en Espagne, il faut les calmer, leur apprendre Ă canaliser les Ă©motions pour les ancrer.
Est-ce quâil arrive frĂ©quemment de faire des dĂ©couvertes, de trouver une perle rare?
Oui, mĂȘme sâils sont modelĂ©s par les Ă©coles, quand ils ont une personnalitĂ© forte, ça saute aux yeux. Le casting, apprendre son texte, câest une chose. Mais ce que lâon attend, câest de voir qui ils sont derriĂšre la personne qui vient au casting. Ce quâils vont apporter et mettre dâeux-mĂȘme dans le personnage. Ce qui fait quâon va peut-ĂȘtre la (le) choisir plutĂŽt quâune ou quâun autre. Câest pour cela aussi que je dis toujours: ne cherchez pas Ă savoir pourquoi vous nâavez pas eu le rĂŽle. Souvent, il nây a pas dâexplication rationnelle. Câest parfois la maniĂšre dont un corps bouge, parce que la personne est un peu gauche, et tu te dis câest gĂ©nial pour le personnage.
Comment doit se faire une présentation face caméra?
Il y a ceux qui parlent des langues Ă©trangĂšres et le mette en avant. Parce quâil y a de plus en plus de coproductions europĂ©ennes. En gĂ©nĂ©ral, les personnes que je convoque, je les connais dĂ©jĂ , jâai vu leur CV ou bien je les ai vu au théùtre. Mais certains rĂ©alisateurs rĂ©clament des prĂ©sentations. Donc, il faut ĂȘtre prĂȘt. Souvent, ils commencent en disant: « VoilĂ , je suis comĂ©dien(ne) ». Câest un rĂ©flexe, mais non. Il faut dire ton nom, ta nationalitĂ©, ta formation. Mais si tu es lĂ , câest que tu es comĂ©dien, pas besoin de le prĂ©ciser. ça parait un dĂ©tail, mais quand ils sont 600 qui font ça, ça devient difficile. Il ne faut pas que ce soit pĂ©nible ou trop long. Le genre « Jâai travaillĂ© tel personnage dans une mise en scĂšne de X », on sâen fout! LĂ , on travaille pour Y.
Il est donc recommandĂ© de sâentrainer chez soiâŠ
Tout Ă fait! Et ils ne le font pas, ou rarement. Parce que souvent les comĂ©diens nâaiment pas se regarder. Dans ce cas, il faut changer de mĂ©tier. Parce que ce nâest pas toi que tu regardes mais ton personnage. Il nây a que comme cela que tu peux progresser. En te filmant avec ton tĂ©lĂ©phone, tu peux faire un training, prendre 5 minutes. Il ne faut pas ĂȘtre complaisant avec soi-mĂȘme, ni compter sur les copains et les copines. Non, il faut ĂȘtre sĂ©vĂšre: câest un mĂ©tier trop rude, trop injuste, trop cruel. Câest leur boulot aussi dâaller sâinformer sur le rĂ©alisateur, sur son parcours. Câest trĂšs important.
Câest ni plus ni moins quâun entretien dâembauche?
Exactement. Je ne sais pas pour la Suisse, mais en France, si tu prononces le mot industrie, câest un gros mot. Ici, il y a moins cet aspect grosse industrie. Ici, en fait, le problĂšme, câest souvent lâaccent. Ou le rythme, qui est un peu diffĂ©rent. LâidĂ©al, câest que tu puisses le perdre et le reprendre Ă la demande. Sinon, les Français vont sâinterroger sur ce rythme singulier. En Angleterre, ils ont des cours dâaccent, ils doivent pouvoir tous les faire. Les Suisses, sâils veulent travailler sur le marchĂ© français, il faut quâils bossent pour ne plus avoir de musique diffĂ©rente. Sinon, câest foutu.
Finalement, pourquoi devient-on directrice de casting?
Je pense quâil y a pas mal de hasard. Et de chance. Comme pour les acteurs, câest important dâĂȘtre douĂ©, talentueux, de bosser, mais il faut le facteur chance en plus. Quand jâai commencĂ©, jâĂ©tais naĂŻve, convaincue que le talent Ă©merge nĂ©cessairement un jour. Ce nâest pas vrai du tout. Il y a des gens formidables en France qui ne travaillent pas. Et puis il y a des « croutes » qui bossent tout le temps. Câest une injustice totale. Il faut ĂȘtre acharnĂ©, sâaccrocher, et si Ă un moment tu es trop malheureux, il faut savoir arrĂȘter. Sinon, cela donne des acteurs aigris et ce nâest pas terrible. Moi, je me disais je fais cela dix ans, et si je commence Ă ĂȘtre dĂ©sagrĂ©able, jâarrĂȘte. Mais je suis toujours enthousiaste. Ce ne sont pas les acteurs qui me fatiguent, câest tout ce quâil y a autour. Parce que jâai encore de grands moments dâĂ©motion mais il y a toujours ce mur en face, celui des producteurs, des diffuseurs. Parfois, tu te demandes Ă quoi tu sers. A une Ă©poque, je nâallais mĂȘme plus au Conservatoire de Paris pour les travaux de fin dâannĂ©e. Je voyais ces mĂŽmes avec une telle passion, une telle flamme, une telle innocence, ça me brisait le moral. Je me disais: ils vont se prendre le mur. Mais finalement ça mâa manquĂ© et jây suis retournĂ©. Parce que, aprĂšs tout, cette flamme-lĂ , jâen ai besoin. Tout simplement parce que jâai la mĂȘme.
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Aux Teintureries, Nathalie Lannuzel fait « bouger les lignes »
Ouverte en 1997 sous lâimpulsion de François Landolt, lâĂ©cole supĂ©rieure de théùtre Les Teintureries Ă Lausanne cultive l’altĂ©ritĂ© et valorise l’audace. Rencontre avec sa directrice artistique, Nathalie Lannuzel.
Xavier Loira, dandy cash
Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce deuxiÚme volet de la série intitulée « Mon truc à moi », Laure Hirsig pose la question au comédien Xavier Loira.
Boubacar Samb, sentinelle sans tabou
Quand on est comĂ©dien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel reprĂ©sente-t-il un atout? Dans ce premier volet d’une sĂ©rie intitulĂ©e « Mon truc Ă moi », Laure Hirsig pose la question au comĂ©dien d’origine sĂ©nĂ©galaise, Boubacar Samp.
Carlo Brandt, l’homme renversĂ© (II)
Pour nous, Carlo Brandt a prĂȘtĂ© ses traits au visage inquiet et brut du monde. ComĂ©dien d’exception, il se livre dans un portrait intime dressĂ© par Laure Hirsig. Second et dernier chapitre d’un entretien sans fard.
Carlo Brandt, l’homme renversĂ© (I)
Pour nous, Carlo Brandt a prĂȘtĂ© ses traits au visage inquiet et brut du monde. ComĂ©dien d’exception, il se livre dans un portrait intime dressĂ© par Laure Hirsig. Premier chapitre.
Julia Perazzini chatouille l’invisible – Fatal(e)s VI
Avec « Fatal(e)s », Laure Hirsig poursuit sa sĂ©rie d’entretiens sous l’Ă©gide d’Eros et Thanatos. Pour ce dernier volet, elle se laisse entraĂźner par la comĂ©dienne Julia Perazzini dans les limbes de l’enfance.
Isabelle Caillat au coeur de la crise
La comĂ©dienne genevoise sâimpose en femme de tĂȘte et de coeur dans « Cellule de crise », nouvelle sĂ©rie signĂ©e Jacob Berger qui nous dĂ©voile les arcanes de l’humanitaire. Entretien Ă la veille de la diffusion.
Prune Beuchat, comme un ouragan – Fatal(e)s V
Avec « Fatal(e)s », Laure Hirsig place ses entretiens sous l’Ă©gide d’Eros et Thanatos. Pour ce 5e volet, on croque dans une Prune qui ne compte pas pour des prunes!
Olivier Lafrance, entretien avec un vampire – Fatal(e)s IV
Avec « Fatal(e)s », Laure Hirsig poursuit sa sĂ©rie d’entretiens sous l’Ă©gide d’Eros et Thanatos. Le comĂ©dien Olivier Lafrance se prĂȘte Ă ce jeu d’ombre.
« Je suis pour les quotas d’auteur.e.s suisses »
A la suite de notre enquĂȘte sur le statut de l’auteur.e en Suisse romande, le dramaturge et metteur en scĂšne Julien Mages dĂ©fend l’idĂ©e d’une Ă©criture typiquement « suisse ».
Pour Camille Giacobino, le ciel peut attendre – Fatal(e)s III
Avec « Fatal(e)s », Laure Hirsig place ses entretiens sous l’Ă©gide d’Eros et Thanatos. Amour et mort, deux thĂšmes que frĂ©quente rĂ©guliĂšrement Camille Giacobino, comme comĂ©dienne ou comme metteuse-en-scĂšne.
Y’a-t-il encore un.e auteur.e dans la salle?
Acteur.trice Ă la fois central et Ă part, l’auteur.e d’un spectacle ou d’un film doit composer avec des contraintes qui laissent peu de place Ă l’ego. Trois d’entre eux/elles nous parlent de leur pratique.
CĂ©dric Leproust, le Garçon et la Mort – Fatal(e)s II
Avec « Fatal(e)s », Laure Hirsig poursuit sa sĂ©rie d’entretiens sous l’Ă©gide d’Eros et Thanatos. Au comĂ©dien CĂ©dric Leproust de nous entraĂźner dans le territoire des ombres.
Julia Batinova, l’art de la fougue – Fatal(e)s
Avec « Fatal(e)s », Laure Hirsig inaugure une nouvelle sĂ©rie d’entretiens sous l’Ă©gide d’Eros et Thanatos. PremiĂšre Ă s’y coller, la comĂ©dienne Julia Batinova.
Alain Mudry, colosse au clair de lune
La « crise de la quarantaine » a donnĂ© l’occasion Ă Laure Hirsig de questionner comĂ©diennes et comĂ©diens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce sixiĂšme « TraversĂ©e en solitaire », on se met sur orbite avec Alain Mudry.
Serge Valletti brise le glas Ă Avignon
Acteur, auteur, scénariste aux cÎtés du réalisateur Robert Guédiguian, Serge Valletti a mis du baume aristophanesque sur les plaies du festival avorté. Rencontre.
Arblinda Dauti, la perle noire
La « crise de la quarantaine » a donnĂ© l’occasion Ă Laure Hirsig de questionner comĂ©diennes et comĂ©diens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce cinquiĂšme « TraversĂ©e en solitaire », on se fait la belle avec Arblinda Dauti.
David ValĂšre, l’homme debout qui met le chaos K.O.
La « crise de la quarantaine » a donnĂ© l’occasion Ă Laure Hirsig de questionner comĂ©diennes et comĂ©diens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce quatriĂšme « TraversĂ©e en solitaire », on fend les flots avec David ValĂšre.
Olivia Csiky Trnka, l’extra-terrienne
La « crise de la quarantaine » a donnĂ© l’occasion Ă Laure Hirsig de questionner comĂ©diennes et comĂ©diens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce troisiĂšme « TraversĂ©e en solitaire », on dĂ©colle aux cĂŽtĂ©s d’Olivia Csiky Trnka.
Raphaël Vachoux, sans peur ni reproche
La « crise de la quarantaine » a donnĂ© l’occasion Ă Laure Hirsig de questionner comĂ©diennes et comĂ©diens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce deuxiĂšme « TraversĂ©e en solitaire », on embarque aux cĂŽtĂ©s de RaphaĂ«l Vachoux.
Jacques Michel, l’Ă©chappĂ©e belle
En six décennies de carriÚre, le comédien a endossé tous les costumes. Acteur dans tous les sens du terme, il a construit une histoire qui déborde la sienne, celle du théùtre romand. Portrait.
Lola Giouse, Miss en tropisme
La « crise de la quarantaine » a donnĂ© l’occasion Ă Laure Hirsig de questionner comĂ©diennes et comĂ©diens sur la solitude, ses charmes comme sa nocivitĂ© dans leur parcours et leur pratique. Pour cette premiĂšre « TraversĂ©e en solitaire », on largue les amarres avec Lol…
Françoise Boillat La Dame du lac – Le théùtre dans la peau (VI)
SignĂ© Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement Ă celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. SixiĂšme acte avec la comĂ©dienne Françoise Boillat.
Un dernier café avec Michel Piccoli
Lâacteur nous a quittĂ© le 12 mai, Ă lâĂąge de 94 ans. En guise dâhommage, des extraits inĂ©dits dâun entretien accordĂ© Ă Lionel Chiuch Ă l’occasion de la tournĂ©e de « Minetti », de Thomas Bernhard.
Julien TSONGAS Préda(c)teur- Le théùtre dans la peau (V)
SignĂ© Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement Ă celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. CinquiĂšme acte avec le comĂ©dien Julien Tsongas.
Sandro De Feo Mutant mutin mutique-Le théùtre dans la peau (IV)
SignĂ© Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement Ă celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. QuatriĂšme acte avec le comĂ©dien Sandro De Feo.
« Il reste dans la culture une sorte de mépris de classe »
AprĂšs un septennat Ă la tĂȘte du GIFF, Emmanuel CuĂ©nod s’apprĂȘte Ă en remettre les clĂ©s. Dans un long entretien sans langue de bois, il nous parle du festival genevois et donne quelques coups de griffe Ă la politique culturelle suisse.
François Revaclier Le spirituel danse lâart – Le théùtre dans la peau (III)
SignĂ© Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement Ă celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. TroisiĂšme acte avec le comĂ©dien François Revaclier.
ValĂ©rie Liengme La crĂ©ature – Le théùtre dans la peau (II)
SignĂ© Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement Ă celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. DeuxiĂšme acte avec la comĂ©dienne ValĂ©rie Liengme.
JoĂ«lle Fontannaz La magnĂ©tique au magnĂ©to – Le théùtre dans la peau (I)
SignĂ© Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement Ă celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Premier acte avec la comĂ©dienne JoĂ«lle Fontannaz.
Monica Budde, la voix libre
D’Andromaque de Racine au personnage de A de Sarah Kane, la comĂ©dienne Monica Budde campe des femmes qui, comme elle, ne s’en laissent pas conter. Portrait en toute libertĂ©.
Braqueur de banques!
Alors que la saison 2 de « Quartier des banques » débarque sur les écrans, son réalisateur, Fulvio Bernasconi, nous parle de son rapport aux comédien(ne)s.
« MoliÚre écrit pour sauver les meubles »
Aussi Ă l’aise chez MoliĂšre que chez Ionesco, Michel Bouquet, 94 ans, a vouĂ© sa vie aux auteurs. Il les Ă©voque ici.
« L’avantage ici, c’est le SystĂšme D »
A la Chaux-de-Fonds, pays des merveilles mĂ©caniques, on croise moins de lapin blanc que de drapeau noir. La comĂ©dienne Aurore Faivre brandit celui d’un théùtre qui ose et qui place l’humain au centre.
« Il faut rester punk dans l’Ăąme » – Cherchez l’enfant avec FrĂ©deric Polier
Acteur, metteur en scĂšne, raconteur dâhistoires et tricoteur de fictions, FrĂ©dĂ©ric Polier continue de croiser le fer pour un théùtre gĂ©nĂ©reux et rebelle.
Daniel Vouillamoz: « Nous vivons l’Ă©poque du théùtre selfie »
Avec lâamour, la haine nâest jamais trĂšs loin. Acteur, auteur, metteur en scĂšne mais aussi musicien, Daniel Vouillamoz effeuille volontiers la marguerite quand il parle de théùtre, cet « art pathĂ©tiquement inutile et pourtant essentiel ».
Gilles Tschudi: « C’est vrai, je ne connais pas de barriĂšre »
Acteur puissant et subtil, Gilles Tschudi nâhĂ©site pas Ă se mettre Ă nu, comme dans « Souterrainblues », mis en scĂšne par Maya Bösch il y a prĂšs de dix ans au GrĂŒtli. Mais lâhomme dĂ©voile volontiers aussi ce qui « lâagit » et dresse ici une vĂ©rita…
Jean-Luc Borgeat: « Le personnage, je ne sais pas ce que c’est »
Acteur, metteur en scĂšne, Ă©crivain, Jean-Luc Borgeat ne boude la parole que lorsquâil se pose au bord dâun cours dâeau pour pĂȘcher Ă la mouche.
Théùtre des Osses, théùtre de chair
On prend les chemins de traverse jusqu’Ă Givisiez pour y rencontrer GeneviĂšve Pasquier et Nicolas Rossier. Leur nouvelle saison regarde la planĂšte en face.
Sarah Marcuse: Tribulations avignonnaises
En 2018, la comĂ©dienne et metteure en scĂšne genevoise Sarah Marcuse s’est frottĂ©e au Festival Off. Elle en rapporte un tĂ©moignage fort que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation.
Carole Epiney, névrosée à temps partiel
Elle était impeccable dans « Les névroses sexuelles de nos parents ». La valaisanne Carole Epiney affronte les aléas de la vie de comédienne romande avec une belle énergie.
Il y a plus de compagnies que de films
Critique à la Tribune de GenÚve, Pascal Gavillet est un habitué du cinéma suisse, dont il connait bien les mécanismes. On fait le point avec lui.
Serge Martin cultive lâesprit dâĂ©quipe
Pour celui qui a créé sa propre école à GenÚve il y a maintenant plus de 30 ans, le théùtre reste une histoire de partage.
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