Ubiquités

 

Ubiquité (acte VII) L’ubiquité est ce don qu’active tout interprète qui procède par traduction simultanée de la matière-source pour composer en direct sa second life. Par définition, l’acteur.ice use de sa capacité au double-je(u). Je suis ici et là en même temps. Je me cogne contre la réalité et la fiction dans un même élan. Je me diffracte pour déréaliser, critiquer ou montrer notre monde avec une densité augmentée. Je-suis-partout.

Ce nouveau feuilleton d’entretiens interroge les différentes formes d’ubiquités qu’opèrent femmes et hommes de théâtre en attaquant le plateau – et la vie – sous plusieurs angles simultanément.

Davide Brancato, king of the glam

Le feuilleton d’entretiens “Ubiquité” déroge à la règle des 6 articles en intégrant un 7ème samouraï. Davide Brancato sera mon exception, sa trajectoire offrant un écho pertinent aux questions que soulèvent ce thème.

Durant son enfance dans la campagne jurassienne, il pratique le judo, le tennis, chante dans la chorale locale, prend des cours de théâtre. Son apprentissage en poche, il débute sa vie professionnelle comme cuisinier. Le temps libre se rétrécit. Il arrête donc le judo, le tennis, la chorale mais pas le théâtre. À 17 ans, après avoir réjoui les papilles des gourmands et brûlé les planches à Delémont, il part pour Paris. Changement d’échelle, changement de vie. Le jeune homme s’investit sans s’épargner au Cours Florent. Après 4 ans, épuisé physiquement et moralement, il regagne la Suisse où il poursuit sa formation à La Manufacture.

Aujourd’hui interprète bouillonnant et porteur de projets tout à la fois profonds et glamours, il promet de nous surprendre longtemps par son éclatante fantaisie.

Comme un clin d’œil à sa première carrière, Davide marque par sa personnalité “épicée”, cinglante et suave à la fois. Cette saveur aigre-douce concilie le critique et le constructif, le féminin et le masculin, le rêveur et le bosseur. Il garde la tête sur les épaulettes, même quand il est campé sur des talons de 12.

Rencontre en oubliant la montre dans un café où ses talents d’imitateur font surgir à notre table Fanny Ardant, Jeanne Moreau, Céline Dion, sa maman, Royale Cattin. Toutes les femmes de sa vie ont dans la voix, en plus du velours, du tabac et de leur géographie, un sens de l’humour irrésistible et beaucoup d’esprit.

Article signé Laure Hirsig

© Matthieu Croizier

 “Pauvre garçon” de Davide Brancato

Où est l’enfant qui sommeille en vous ? Vous accompagne-t-il encore aujourd’hui ?

Jolie question. Nous oublions souvent notre enfant intérieur alors que l’artiste est sans doute celui qui, au sein de la société, reste le plus proche de cette part de lui. Valère Novarina dit que si l’on est artiste, c’est qu’il y a quelque chose que l’on n’a pas supporté. Cette chose, pour moi, se situe dans l’enfance et je l’active quand je joue. Ce n’est pas psychanalytique, mais je travailler avec.

Que mettez-vous derrière le mot « enfance » ?

Un imaginaire qui permet de devenir Autre et l’insouciance instantanée que m’offre la scène. J’ai besoin de m’y abandonner franchement. Chez moi, la phase de réflexion précède le jeu. Je m’inspire de la vie. Une vendeuse dans un magasin, ma mère, mon père, mon médecin, des inconnu.e.s, toutes et tous sont des personnages en puissance. J’ai commencé enfant à imiter des gens et des accents. Comme un peintre qui trace une esquisse, je saisis un trait physique, un particularisme dans la manière de parler, bouger, je le transforme et le travaille. J’aime les gros traits de crayon. On m’a parfois reproché d’en faire trop mais je préfère pencher du côté du “trop” que du “pas assez”, et avec l’âge ; cela s’affirme !

Si l’on s’amuse, je pense que l’on peut interpréter n’importe quel rôle et aller chercher dans les émotions les plus difficiles.

En tant qu’acteur, comment être deux en même temps ? Soi-même et son rôle ?

Avant d’intégrer La Manufacture* à Lausanne, je me suis formé 4 ans au Cours Florent à Paris. Là-bas, l’un des enseignants que j’aimais beaucoup, nous disait : « vous êtes des dictionnaires. Emmagasinez ce que vous voyez comme si vous cartographiez la société ». Même lorsque je pars de moi, j’aime ajouter à ma base personnelle des “définitions” piochées hors de moi. Dès que je sens que je suis trop proche de moi Davide, je prends un virage.

Récemment, j’ai joué un personnage qui me ressemble. Je n’avais pas l’impression de composer car la frontière entre moi et le personnage était floue. J’avais plutôt l’impression de jouer tout et rien en même temps. Avoir vécu les situations rencontrées par mon personnage rendait la fiction véridique. Or, sortir de soi pour composer et interpréter un rôle qui ne me ressemble pas, je trouve qu’il n’y a rien de plus kiffant.

Même si j’aime incarner pleinement les personnages que je joue, je ne fusionne pas avec, et veille à ne pas me faire mal. Si l’on s’amuse, je pense que l’on peut interpréter n’importe quel rôle et aller chercher dans les émotions les plus difficiles. Même quand les émotions viennent de moi, je fais en sorte de pouvoir en sortir la seconde d’après. C’est assez drôle à voir car je suis par terre, le visage couvert de morve, on arrête la scène… on me demande si ça va. Bah oui ça va, aucun soucis (rires).

En impro, je m’autorise à essayer toutes sortes de choses jusqu’au dernier moment. Par contre, si je travaille un texte, je me fie à mon intuition de la langue, qui est bonne. Lire et me préparer me donne des points d’appui pour construire mon rôle mais je fixe le moins possible avant les répétitions afin de conserver de la souplesse.

“STARs” m.e.s. Pascal Rambert avec Davide Brancato, Audrey Bonnet, Stéphane Klein, Gigia Lafontaine, Makumbi Marques, Roberto Molo, Marie-Madeleine Pasquier, Marta Rodrigues, Yvette Théraulaz, Gwénaëlle Vaudin ©Magali Dougados

Y a-t-il un plaisir un immédiat – presqu’enfantin – à aller dans l’incarnation sans retenue ?

Oui, c’est totalement lié. Je réfléchis avant à ce que la scène et la pièce disent dramaturgiquement. Ensuite, au plateau, émergent des choses que je n’ai absolument pas prévues. Si ce que je propose n’est pas compatible avec ce que souhaitent les metteur.e.s en scène, nous changeons et prenons ensemble une autre direction. À mon sens, un.e. bon.ne directeur.ice d’acteur.ice n’est pas quelqu’un.e qui ordonne : « tu joues ça ». Nous sommes suffisamment intelligent.e.s pour savoir ce qu’il faut jouer. On choisit un.e acteur.ice parce qu’il ou elle colle à l’idée que l’on se fait du rôle, parce que l’on pense qu’il ou elle en fera quelque chose de bien ou simplement parce que l’on t’apprécie humainement. Un.e comédien.ne ne porte pas la pièce seul.e donc il faut se détendre. Bien sûr, une Première est toujours stressante mais l’acteur.ice est portée par toute une équipe, la lumière, la musique. Nous ne sommes jamais seul.e.s dans ce métier, d’ailleurs on ne choisit pas ce métier pour être seul.e. Ce qui n’exclut pas de grands moments de solitude ; c’est paradoxal mais pas antinomique.

“Paranoïd Paul” m.e.s. Bastien Semenzato – Davide Brancato avec Coline Bardin, Estelle Bridet et Antonin Noël

Trop d’hommes hétérosexuels sont engagés pour jouer des homosexuels. On dénature la nature des rôles

Que provoque en vous le dédoublement de soi par l’image cinéma ou télévisuelle ?

Je ne me suis pas vu sur grand écran mais j’ai joué de petits rôles dans des séries et des pubs. Se voir à l’écran n’induit pas le même rapport à l’image de soi qu’au théâtre.

J’aimerais aller vers des rôles qui me correspondent davantage. Je me sens concerné par la représentativité des personnes queer** et LGBT. Récemment, j’ai vu All of us strangers, réalisé par Andrew Haigh. Pourquoi ne fait-on pas plus de cinéma du genre ? Je vois ce film et je dis merci ! Trop d’hommes hétérosexuels sont engagés pour jouer des homosexuels. On dénature la nature des rôles. J’ai conscience que ce je dis peut paraître paradoxal car cela remet les gens dans des cases, mais c’est aussi une manière de rendre à César ce qui est à César.

Qu’en est-il du regard du public au théâtre ?

Je crois que l’on fait ce métier parce qu’il y a le regard du public. Il provoque en nous une forme de satisfaction. Avec l’âge, on devient moins soucieux de son image, de ce que l’on dégage. Le regard des autres sur soi change lui aussi. À 30 ans, on ne me propose plus les mêmes rôles que lorsque j’avais 22 ans. Peut-être qu’à un moment, ce regard nous pèse. Je pense que le jour où on ne le supporte plus, il vaut mieux s’arrêter, pour ne pas en souffrir.

En matière d’image, j’ai conscience de l’injustice qui plane dans le milieu. Je suis un homme, blanc, on me dit que je me bonifie avec l’âge, que j’aurai des rôles de plus en plus intéressants en vieillissant. Si j’étais une femme, à 35 ans, ma carrière basculerait sur les rôles de mères, de belles-mères. Nous ne sommes pas habitués à la vieillesse, ni à ce que les femmes portent les rôles principaux. Alors que, ô grands dieux, il y a tant d’excellentes actrices qui n’ont plus 25 ans ! De plus en plus de vieux acteurs, bedonnants, sont accusés d’agressions sexuelles, par des actrices incroyables qui dénoncent ces mecs. Le rapport de pouvoir commence doucement à bouger. On voit émerger des films et des pièces qui relatent l’histoire de femmes d’exception. Je ne jouerai pas dans ces films puisque les rôles ne s’adresseront pas à moi, peut-être aurai-je moins de boulot dans l’avenir mais au moins, on parlera d’un autre point de vue et cela me réjouit ! Et j’espère qu’il y ait dans ces films quelques rôles d’accompagnants, de compagnons.

Vous disiez pratiquer l’imitation depuis l’enfance. L’imitation rend l’ubiquité visible ; être soi et l’autre en même temps. Qui imitez-vous, et comment ?

J’ai des affinités avec celles et ceux que j’imite. Je n’imiterai donc jamais Donald Trump, mais le spectre est large. Cela varie de ma mère, à Fanny Ardant. Beaucoup de femmes parce que « toutes les femmes de ma vie sont en moi réunies », comme diraient les L5 (rires). Je sais que je ne suis pas la personne que j’imite. J’essaie de m’éloigner de moi au maximum. Je m’appuie beaucoup sur les accents ou les intonations. Parfois, un accent permet d’apporter du relief à un personnage qui, à la base, semblait insignifiant. Cela peut être un tic de langage, un zozotement, un sourcil qui se lève, une expression faciale. J’adore débusquer le “truc”, pour chacun.e.

Construisez-vous vos imitations à partir de particularismes physionomiques, verbaux, gestuels ? Imitez-vous plutôt avec les yeux ou avec les oreilles ?

Les deux, mais d’abord avec la musicalité du parler. Par exemple, le ton, l’accent, le vocabulaire de Céline Dion me fascinent. Ils façonnent sa personnalité folle et géniale. Dalida possède un grain de voix unique. Lorsque j’arrive à m’emparer du “truc” dans la signature verbale d’une personnalité, le corps suit. Actuellement, je prépare mon solo qui traite des masculinités et de la construction identitaire. Je m’inspire de Freddy Mercury du groupe Queen. Dans ce travail-là, je n’imite pas son phrasé, ni sa manière de parler très particulière. Je me concentre sur sa physicalité. Du coup, je dissocie : je prends le corps sans la voix.

Pour moi, l’imitation se rapproche du plaisir littéraire. Par exemple, à la lecture des Frères Karamazov, chaque lecteur.ice développe une vision différente des personnages. Pour moi, le personnage de Groochenka, c’est Julian Moore. Cette projection pourrait me donner des clés d’interprétation, sur une manière de se mouvoir par exemple. Mais je peux aussi puiser mon inspiration dans la vie, en observant la secrétaire du cabinet de dentiste, le dentiste lui-même, le fiduciaire de ma mère.

Royale Cattin©Matthieu Crozier

Lorsque j’arrive à m’emparer du “truc” dans la signature verbale d’une personnalité, le corps suit. 

Votre personnage de drag-queen ? Est-ce vous ailleurs et autrement, une sorte d’alter ego ?

C’est exactement ça : un alter ego. Cela fait des années que je regarde l’émission de télé-réalité américaine RuPaul Drag Race, une compétition de drag-queens qui existe depuis plus de 25 ans. RuPaul est la 1ère drag-queen à monter sur les podiums à New York dans les années 70. Elle est la 1ère drag-queen, noire de surcroît, à avoir été médiatisée. Fasciné par cette émission, j’ai commencé à me demander : « est-ce que j’ose ? ». L’opportunité de me lancer s’est présentée à moi lorsque l’ancienne directrice de La Fête du Slip de Lausanne m’a sollicité pour animer un loto en drag-queen. Je l’ai co-animé avec Diamanda Callas, ma “mother of drag” ; ma mère initiatrice.

Au début, je pensais créer une espèce de rôle mais ma créature a continué à se déployer. Elle reste moi, mais pas exclusivement moi… Mon alter ego drag-queen s’appelle Royale Cattin. Elle prend une place significative dans ma construction identitaire, par sa façon de parler, de se comporter. Je ne pensais pas qu’elle allait être aussi présente dans ma vie. Elle fait des choses que Davide ne ferait pas. Elle est sanglante, cassante, drôle, folle, italienne. Physiquement, elle est plus forte que je ne le suis. Davide ne s’habillerait jamais comme elle s’habille. Elle joue avec les apparats et les codes de la féminité et aime porter corset, collants, body, talons de 12 cm. Comme dirait Judith Butler, c’est une manière de « performer le genre ».

Je suis plus calme quand Royale Cattin existe, comme apaisé et droit dans mes bottes. Je lui ai trouvé une date de naissance, une charte astrale. Elle est Lion ascendant Scorpion alors que je suis Poisson ascendant Lion. Elle est donc beaucoup plus caractérielle que moi (rires).

La phase de préparation costumes et maquillage entame-t-elle la naissance de votre alter ego ?

Dès la phase de maquillage, mes traits sont redessinés. Le maquillage fait naître un nouveau visage. Oui, Royale Cattin naît à ce moment-là. Quand tu débutes le drag, tu ressembles à Bozo le clown parce que tu ne sais pas te maquiller puis tu commence à comprendre tes traits. Tu apprends à coller des faux-cils, à poser une perruque, à enfiler un corset et mettre du rembourrage. Je suis encore en découverte, et elle en construction. Quelque chose m’échappe et c’est passionnant.

Royale Cattin agit de manière positive sur ma construction identitaire de garçon. Je ne change pas forcément ma voix mais ma façon de penser. Avec elle, j’ai compris que je ne suis pas qu’un homme, je suis plus que ça. Nous, êtres humains, pouvons être multiples. Nous sommes plusieurs choses au même moment dans un espace-temps plus ou moins large. Davide, c’est finalement la part la plus simple de ce que je suis, comme toi, tu es Laure. L’identité existe, mais n’est pas définie. Je me considère comme garçon cis genré*** mais ça ne veut pas dire que je suis forcément un garçon tout le temps. Je peux parler de moi en utilisant “elle”, sans pour autant me considérer comme une femme mais à ce moment-là, je me sens plus proche de la part féminine de ma conscience. J’ai grandi avec ma mère et ma grand-mère, mon père n’était pas présent. Mes références étant des femmes, je ne me suis jamais identifié à un homme. Les hommes auxquels je me suis référé, majoritairement homosexuels, m’ont aidé à me construire lorsque j’étais jeune homme. Je les perçois plus comme des pères spirituels.

Quelle forme d’ubiquité que vous n’avez pas expérimentée souhaiteriez-vous explorer ?

Il y a en aurait trois. J’étais cuisinier avant d’être comédien. Originaire de Delémont, j’ai fait mon apprentissage dans un restaurant haut-de-gamme dans le Jura. La cuisine reste une passion. Cuisiner me ressource quand je vais mal ou quand je me sens seul. Je m’imaginerais bien avoir un établissement à moi. Le plaisir de faire à manger et de voir les gens contents me semble une satisfaction comparable à celle que m’apporte le théâtre.

Il y a aussi l’écriture. Quand j’ai commencé le théâtre à Paris, je suis subitement entré dans un monde hyper élitiste. Il fallait avoir lu ça, ça et ça. Moi qui n’avais préalablement aucun attrait particulier pour les livres, j’en suis devenu boulimique. Dès que je travaillais une scène, je lisais la pièce. J’allais voir un spectacle, je lisais la pièce. Pendant La Manufacture, j’ai lu moins de théâtre mais j’ai dévoré les romans classiques : Dostoïevski, Robert Musil, Dante. Grâce au spectacle de sortie, Nos Parents de Pascal Rambert, j’ai pu m’initier à l’écriture d’une auto-fiction. Après La Manufacture, j’ai découvert la littérature queer et féministe. Aujourd’hui, je continue à lire énormément de femmes, des écrivaines contemporaines mais aussi des personnes trans, ou non-binaires. C’est un bagage intellectuel que je nourris. Peut-être un jour, aurai-je envie d’écrire un roman, un journal, des scenari ou j’irai puiser dans des sources littéraires actuelles pour en tirer une matière dramatique pour la scène.

Enfin, j’aimerais m’engager au sein du milieu associatif afin d’aider des gens pour lesquels la vie est plus difficile que pour moi. Au sein de la communauté LGBT par exemple, les personnes migrantes qui n’ont aucun modèle de représentation, cumulent les difficultés. Je ressens ce besoin tout en faisant un métier élitiste où règne l’entre-soi. Nous voulons sauver le monde, nous nous sentons porteur.euse.s d’une mission, mais ne portons rien du tout. Il y a très peu d’artistes qui agissent là où il y a une véritable nécessité. Nous sommes, comme tout le monde, inscrit.e.s dans un système. Je suis fauché parce que je suis artiste mais je ne suis pas à plaindre. J’ai un appart, je mange à ma faim, je vis en Suisse, dans un pays en paix. J’estime avoir beaucoup de chance. Je trouverais du sens à ce que notre milieu donne un peu à des personnes qui ont vraiment besoin, quitte à puiser dans les recettes de billetterie des théâtres subventionnés.

 

 

*La Manufacture : Haute école des arts de la scène, basée à Lausanne.

**queer : personne dont l’orientation ou l’identité sexuelle ne correspond pas aux modèles dominants.

***cisgenre : personne dont le genre de naissance est le même que celui par lequel elle se définit.

 

Laure Hirsig est diplômée de l’École d’Art Estienne (Paris) en gravure et en Histoire de l’art. Cette passionnée de dessin fonde sa pratique sur l’incessant dialogue entre technique et création. De retour en Suisse, elle s’immerge dans le milieu théâtral et entretient aujourd’hui un rapport direct au plateau par la mise en scène et la dramaturgie.

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Pour inaugurer ce feuilleton, je m’entretiens avec Liv Van Thuyne, 22 ans, élève de 1ère année à l’école Serge Martin. Malgré son jeune âge, elle s’est déjà frottée au large spectre des arts, sensible aux subtilités qu’offre chacun d’eux. En écho, la magie de la pensée concentrée du maître Serge Martin, qui dit tant en si peu de mots.

Le théâtre-zèbre de Marielle Pinsard

Marielle Pinsard m’a offert mon premier plongeon théâtral. Alors que l’année 2001 allait s’éteindre, Marielle mettait le feu aux poudres avec Comme des couteaux, pièce dont elle était à la fois l’auteure et la metteure en scène.

Michel Vinaver, homme de l’être

Dramaturge et écrivain, mais aussi ancien chef d’entreprise, Michel Vinaver s’est éteint ce 1er mai à 95 ans. En hommage, les extraits d’un entretien accordé il y a quelques années.

Mali Van Valenberg se mêle au vent

Série “J’ai deux amours” (VI). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Pour cet ultime volet, Laure Hirsig parle écriture avec Mali Van Valenberg.

Alexandra Marcos, voix double

Série “J’ai deux amours” (V). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Pour ce nouveau volet, Laure Hirsig suis les “voies” d’Alexandra Marcos.

Paroles de scénaristes : où en est la Suisse?

Depuis sa création en 2003, la Haute école des arts de la scène, implantée à Lausanne, n’a cessé de déployer le champ de ses recherches artistiques tout en multipliant ses filières. Au point qu’elle se sent désormais un peu à l’étroit entre les murs de l’ancienne usine de taille de pierres précieuses.

La Manufacture: la conquête de l’espace

Depuis sa création en 2003, la Haute école des arts de la scène, implantée à Lausanne, n’a cessé de déployer le champ de ses recherches artistiques tout en multipliant ses filières. Au point qu’elle se sent désormais un peu à l’étroit entre les murs de l’ancienne usine de taille de pierres précieuses.

Sébastien Ribaux, l’amour de la psyché

Série “J’ai deux amours” (IV). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Laure Hirsig dévoile le “double je” de Sébastien Ribaux.

Delphine Lanza, au Pays des merveilles

Série “J’ai deux amours” (III). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Laure Hirsig dévoile les “multiples palettes” de Delphine Lanza.

Noémie Griess, au plateau et au micro

Série “J’ai deux amours” (II). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Pour ce deuxième volet, Laure Hirsig échange avec Noémie Griess sur ce “double jeu”.

Garance La Fata, l’esprit boomerang

Série “J’ai deux amours” (I). Parce que la vie ne s’arrête pas à la scène, certain.e.s comédien.ne.s s’emploient à jouer un rôle bien ancré dans le réel. Pour ce volet inaugural, Laure Hirsig échange avec Garance La Fata sur ce “double jeu”.

Joël Hefti, portrait extérieur

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce sixième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Joël Hefti.

Roberto Garieri, de chair et de mots

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce cinquième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Roberto Garieri.

Le parler swing de Roberto Molo

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce quatrième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Roberto Molo.

Djamel Bel Ghazi, tempête sous un crâne

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce troisième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Djamel Bel Ghazi.

Xavier Loira, dandy cash

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce deuxième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Xavier Loira.

Boubacar Samb, sentinelle sans tabou

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce premier volet d’une série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien d’origine sénégalaise, Boubacar Samp.

Carlo Brandt, l’homme renversé (II)

Pour nous, Carlo Brandt a prêté ses traits au visage inquiet et brut du monde. Comédien d’exception, il se livre dans un portrait intime dressé par Laure Hirsig. Second et dernier chapitre d’un entretien sans fard.

Carlo Brandt, l’homme renversé (I)

Pour nous, Carlo Brandt a prêté ses traits au visage inquiet et brut du monde. Comédien d’exception, il se livre dans un portrait intime dressé par Laure Hirsig. Premier chapitre.

Isabelle Caillat au coeur de la crise

La comédienne genevoise s’impose en femme de tête et de coeur dans « Cellule de crise », nouvelle série signée Jacob Berger qui nous dévoile les arcanes de l’humanitaire. Entretien à la veille de la diffusion.

Y’a-t-il encore un.e auteur.e dans la salle?

Acteur.trice à la fois central et à part, l’auteur.e d’un spectacle ou d’un film doit composer avec des contraintes qui laissent peu de place à l’ego. Trois d’entre eux/elles nous parlent de leur pratique.

Alain Mudry, colosse au clair de lune

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce sixième “Traversée en solitaire”, on se met sur orbite avec Alain Mudry.

Serge Valletti brise le glas à Avignon

Acteur, auteur, scénariste aux côtés du réalisateur Robert Guédiguian, Serge Valletti a mis du baume aristophanesque sur les plaies du festival avorté. Rencontre.

Arblinda Dauti, la perle noire

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce cinquième “Traversée en solitaire”, on se fait la belle avec Arblinda Dauti.

David Valère, l’homme debout qui met le chaos K.O.

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce quatrième “Traversée en solitaire”, on fend les flots avec David Valère.

Olivia Csiky Trnka, l’extra-terrienne

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce troisième “Traversée en solitaire”, on décolle aux côtés d’Olivia Csiky Trnka.

Raphaël Vachoux, sans peur ni reproche

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce deuxième “Traversée en solitaire”, on embarque aux côtés de Raphaël Vachoux.

Jacques Michel, l’échappée belle

En six décennies de carrière, le comédien a endossé tous les costumes. Acteur dans tous les sens du terme, il a construit une histoire qui déborde la sienne, celle du théâtre romand. Portrait.

Lola Giouse, Miss en tropisme

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude, ses charmes comme sa nocivité dans leur parcours et leur pratique. Pour cette première “Traversée en solitaire”, on largue les amarres avec Lola Giouse.

Un dernier café avec Michel Piccoli

L’acteur nous a quitté le 12 mai, à l’âge de 94 ans. En guise d’hommage, des extraits inédits d’un entretien accordé à Lionel Chiuch à l’occasion de la tournée de “Minetti”, de Thomas Bernhard.

“Il reste dans la culture une sorte de mépris de classe”

Après un septennat à la tête du GIFF, Emmanuel Cuénod s’apprête à en remettre les clés. Dans un long entretien sans langue de bois, il nous parle du festival genevois et donne quelques coups de griffe à la politique culturelle suisse.

Monica Budde, la voix libre

D’Andromaque de Racine au personnage de A de Sarah Kane, la comédienne Monica Budde campe des femmes qui, comme elle, ne s’en laissent pas conter. Portrait en toute liberté.

Braqueur de banques!

Alors que la saison 2 de « Quartier des banques » débarque sur les écrans, son réalisateur, Fulvio Bernasconi, nous parle de son rapport aux comédien(ne)s.

“L’avantage ici, c’est le Système D”

A la Chaux-de-Fonds, pays des merveilles mécaniques, on croise moins de lapin blanc que de drapeau noir. La comédienne Aurore Faivre brandit celui d’un théâtre qui ose et qui place l’humain au centre.

Gilles Tschudi: “C’est vrai, je ne connais pas de barrière”

Acteur puissant et subtil, Gilles Tschudi n’hésite pas à se mettre à nu, comme dans « Souterrainblues », mis en scène par Maya Bösch il y a près de dix ans au Grütli. Mais l’homme dévoile volontiers aussi ce qui « l’agit » et dresse ici une véritable métaphysique du jeu.

Théâtre des Osses, théâtre de chair

On prend les chemins de traverse jusqu’à Givisiez pour y rencontrer Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier. Leur nouvelle saison regarde la planète en face.

Sarah Marcuse: Tribulations avignonnaises

En 2018, la comédienne et metteure en scène genevoise Sarah Marcuse s’est frottée au Festival Off. Elle en rapporte un témoignage fort que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation.

Carole Epiney, névrosée à temps partiel

Elle était impeccable dans « Les névroses sexuelles de nos parents ». La valaisanne Carole Epiney affronte les aléas de la vie de comédienne romande avec une belle énergie.

Il y a plus de compagnies que de films

Critique à la Tribune de Genève, Pascal Gavillet est un habitué du cinéma suisse, dont il connait bien les mécanismes. On fait le point avec lui.