Lucie Zelger, l’art du contrepoint

Rétrofuturiste (I) En courants alternatifs ou continus, l’histoire du théâtre suit une chaîne de transmission humaine. Quel que soit leur degré de parenté avec les précédentes, les œuvres ne surgissent pas hors sol. Elles puisent dans un terreau, lui-même agrégat de ce qui précède et future zone de germination de ce qui suivra.

Secoué de ruptures, le théâtre est un art à l’infini, par le vivant transmis. Et à l’instar de tout corps en vie ; il s’agite et mute. Alors que certains l’estiment has been depuis l’avènement du cinéma et moribond depuis l’intrusion dans les foyers du poste de télévision, les adeptes du positivisme l’imaginent au contraire progresser en ligne ascendante, voire trônant en tête de liste des pratiques innovantes. Les plus sages identifient des cycles.
Quoi qu’il en soit « Drama is not dead ». Que voit-on si, le présent chevillé au corps, nous jetons un regard en arrière ? Puis, hissés sur la pointe des pieds, le projetons vers l’avant ? Qui nous fait des clins d’œil ou des bras d’honneur dans le rétroviseur ? Et si le plateau continue de fertiliser les imaginaires, quel théâtre du futur prophétiser ? Sous l’effet d’imprévisibles volte-faces et au prix de scabreuses circonvolutions, les arts vivants sinuent à travers les modes, pour le meilleur et pour le pire. Questionner le passé et le futur de comédiennes et comédiens actifs aujourd’hui, c’est faire ressurgir mentors et idoles, amis et ennemis, pères ou pairs dont l’exemple, le soutien ou les foudres se sont révélés déterminants dans leur choix de carrière.
Cette série d’entretiens vous propose une plongée dans les souvenirs, les goûts et les affabulations rétrofuturistes de six comédien.nes.

(Photo page d’accueil: « Miss None »©Dorothée Thébert)

“Land ohne Worte” de Dea Loher (Palestine 2016)

Elle fait partie, comme moi, de la génération dont l’enfance s’est terminée dans le fracas de la chute du mur de Berlin en 89. Associée à mes premiers souvenirs de théâtre au début des années 2000, elle interprétait – avec la clique d’acteurs en herbe réunie par Michel Deutsch – les fables traversées d’Histoire et de tyrans de Herr Heiner Müller. Elle était la Femme qui se dresse au milieu du chaos, la Beauté qui danse sur les ruines et toute une jeunesse à laquelle la mémoire arrache son innocence.
Quand Lucie plonge pour une saison dantesque dans l’Inferno du Grü en 2007-2008, elle persiste et signe avec les auteurs et dramaturges allemands inspirés par les périodes troubles. Antiques et post-dramatiques chargés d’histoire la talonnent. Elle continue à leur offrir sa fraîcheur et sa droiture, contrepoints puissants à leurs visions apocalyptiques. Lucie est pour moi cette actrice du contrepoint. Elle créé la tension avec le sourire.
À l’heure d’interroger les temps emboités, ressurgit celle qui était restée coincée dans ma mémoire de spectatrice. Je sais qu’elle vit en Allemagne, avide d’explorer de nouvelles formes théâtrales là où la mémoire fait mal et la tradition fait honte. Là où il faut marquer la rupture et désobéir aux modèles. Alors que je la pensais Outre-Rhin, depuis un bail et pour toujours, j’ai la surprise, lors de notre premier « allô » d’apprendre qu’elle est en Suisse pour le projet Miss None. Quelle veine !

“Le comédien s’interroge sur l’être humain, la manière dont il pense, ressent vit et interagit. À mes yeux, sa recherche est proche de la démarche anthropologique”

“Das Nackte Gute Leben” (Hambourg 2019-20)©Sinje Hasheider

“Yousef war hier” de Mohammad Al Attar (Berlin 2018)

« Miss None »©Dorothée Thébert

Quel(s) événement(s) passé(s) ont inspiré votre carrière actuelle ?

– Enfant, je faisais de la flûte à bec. Nouche Vuataz m’a prise pour jouer dans un spectacle au Centre artistique du Lac à Collonge. C’est la première fois que je montais sur scène. J’avais 7 ans et cela a été un vrai déclic. Adolescente, j’ai pris des cours avec Anne Vaucher au Théâtre du Crève-Cœur à Cologny. J’ai ensuite bifurqué sur toute autre chose ; l’ethnologie. Mes parents ont fait leur thèse en pharmacologie au Brésil où j’ai passé mes premières années. J’ai développé une fascination pour ce pays. Nous y sommes retournés lorsque j’avais 10 ans ; j’avais appris le portugais, j’écoutais de la musique brésilienne et me passionnais pour les peuples amazoniens. Partir à la rencontre de ces gens qui vivent autrement, au cœur de la forêt me faisait rêver. J’avais plein de livres sur le sujet, dont un avec de magnifiques photos de Yanomami. Le comédien s’interroge sur l’être humain, la manière dont il pense, ressent vit et interagit. À mes yeux, sa recherche est proche de la démarche anthropologique. Un autre événement m’a marqué : voir Léonce et Léna de Büchner mis en scène par Matthias Langhoff. Quel choc ! Ma mère – qui est allemande mais ne nous a jamais parlé allemand – m’avait emmenée au Grütli alors dirigé par Bernard Meister. Originaire d’un petit village catholique, elle a été traumatisée de se faire traiter de « boche » quand elle a commencé à voyager hors des frontières allemandes vers 20 ans. Décidée à ne pas porter la culpabilité d’un passé qui ne lui appartenait pas, elle a décidé de lâcher complètement sa langue maternelle et de nous parler en français. C’est drôle de constater à quel point mon parcours est allemand, comme si j’étais partie à la recherche de mes racines. Enfant, j’étais fan de Sissi ; Romy Schneider était mon actrice préférée. Je la trouvais tellement belle. En Suisse, je n’ai cessé de rencontrer des gens issus du théâtre germanique. Et j’ai fini par m’installer en Allemagne… Autre troublant hasard. À 18 ans, je suis partie apprendre l’anglais à Edimburgh. Là-bas, je vois un spectacle dont le texte me prend aux tripes, l’esthétique me bouleverse, les acteurs me sidèrent. J’apprends ensuite qu’il s’agit de Visage de feu (Feuergesicht) de Marius von Mayenburg, mis en scène par Thomas Ostermeier. Encore le théâtre allemand ! À Edimburgh… À l’Uni, j’ai suivi le cursus d’Histoire de l’art et langue allemande avec option « beaux arts » mais la proportion de pratique m’a manqué. J’ai besoin du terrain pour chercher, sinon je me perds. Le théâtre amène ce concret qui m’est nécessaire, il stimule les rencontres et permet de voyager. J’ai donc renoncé à poursuivre l’ethnologie et opté pour le Conservatoire populaire où j’ai reçu l’enseignement de Claude Stratz et d’Anne-Marie Delbart. Puis l’ESAD où j’ai très vite rencontré Michel Deutsch (entre autres) qui nous a donné un stage en première année déjà. Il est devenu mon « papa de théâtre ». J’ai adoré travailler avec lui ! Mais Michel ne s’intéresse pas au jeu d’acteurs. Ce qui l’intéresse c’est le projet, l’énergie, les écritures. Il nous prenait tels que nous étions et nous plaçait dans ces textes qu’il adorait. Avec lui, nous étions dans la pensée mais pas dans la matière. Ma formation en Suisse ne m’a pas poussée dans mon jeu et cela m’a manqué. Les écoles allemandes sont beaucoup plus strictes et la place octroyée à la technique de jeu plus importante. À mon avis, c’est indispensable pour mieux naviguer dans l’interprétation.
Les metteurs en scène passionnés par la direction d’acteurs sont rares. J’ai eu la chance de travailler avec Alain Maratrat qui a longuement joué avec Peter Brook. Lui se lançait avec chaque acteur dans la recherche du personnage, de sa physicalité. C’est un tunnel infini. Maya Bösch, même si elle ne cherche pas techniquement du côté émotionnel ou psychologique, travaille le jeu à travers la langue et le corps, avec exigence. Je suis partie en Allemagne pour aller plus loin, travailler le texte comme une matière qui implique la langue mais aussi le corps. Ce métier est génial car l’exploration ne s’interrompt jamais. Aujourd’hui encore, j’ai envie de continuer à creuser.

Quels sont les esthétiques ou genres théâtraux qui vous influencent?

– J’ai pratiquement toujours été confrontée à des écritures actuelles. Je me demande parfois pourquoi je n’ai jamais été sollicitée pour jouer un grand classique. Ce n’est pas mon parcours. Même en Allemagne, j’ai beaucoup travaillé avec Lydia Ziemke, une metteure en scène qui s’est intéressée dès 2010 à la littérature et à la pratique théâtrale contemporaine dans les pays arabes. À travers elle, j’ai rencontré des écrivains libanais, marocains, palestiniens, algériens et j’ai beaucoup voyagé dans ces pays-là. Le genre post-dramatique m’a fascinée pendant un bon moment, notamment les spectacles de Frank Castorf. Aujourd’hui, je cherche un genre plus tendu, plus fin ; un théâtre tissé comme de la tapisserie. Et un théâtre moins masculin ! Ma carrière est ponctuée d’hommes, tous plus âgés que moi ; Langhoff, Karge, Deutsch et tous assez machos. Je ne le percevais pas à l’époque. Les jeunes femmes aujourd’hui ont un autre point de départ que le mien au début de ma carrière, et c’est tant mieux.
Ces dernières années, j’ai travaillé avec plus des femmes metteures en scène. Ça avait commencé avec Maya Bösch et Michèle Pralong au Grütli. J’ai fait partie du collectif Inferno en 2007-2008. Leur projet a ouvert les mentalités et cela créait une toute autre ambiance, malgré le chaos des débuts. Dans la foulée, en 2008, j’ai tourné avec un spectacle de Denis Maillefer en Inde puis j’ai quitté Genève pour Berlin. Je traversais un énorme chagrin d’amour. Il fallait que je parte. Des amis installés à Berlin m’ont proposé de venir. Comme j’avais fait deux ans d’allemand à l’Uni, travaillé avec Langhoff, Karge, Deutsch, avec Maya sur des textes de l’autrichienne Jelinek, avec Josef Seiler et Claudia Bosse, je me suis dit: « Pourquoi pas? ». Je suis allée pour la première fois à Berlin en 2008, puis en janvier 2009 avec une bourse Pro Helvetia. En juin, je m’y installais et y ai vécu 7-8 ans. J’ai ensuite rencontré quelqu’un à Berlin. Nous avons deux enfants. Il créé des pièces radiophoniques et a décroché un poste d’enseignement à la Bauhaus Uni de Weimar qui est la seule université à posséder une chaire de radio. Depuis 2016, nous vivons à la campagne, en périphérie de Weimar. Je découvre une autre façon de vivre. Bien que très citadine à cause du théâtre, j’ai souvent eu envie de tout quitter pour vivre plus en autarcie, avec un jardin.

Jouer en français ou en allemand, est-ce très différent ?

– Très ! Quand j’ai commencé à travailler en allemand, je n’étais pas dans le sens ; il fallait d’abord que je dise tous ces mots à la suite. Il fallait juste que je les prononce. Alors, tu plonges dans la matière du texte et te défais des habitudes liées à ta langue maternelle et c’est génial ! Les Allemands sont des terriens, ancrés dans le sol alors que le théâtre français se joue avec la tête : on réfléchit, on parle, on rigole. C’est aussi la langue qui induit cette différence notable. Pour les Allemands, mon jeu en allemand est teinté « à la française », pourtant le simple fait de jouer en langue allemande m’ancre davantage. Quand je joue en français, j’essaye d’utiliser ce que la pratique du théâtre en Allemagne apporte à mon jeu. En réalité, depuis que je suis partie à Berlin, je n’ai pratiquement plus joué en français. Juste avant le coronavirus, alors que je travaillais au Schauspielhaus de Hambourg, je me disais : « J’en ai marre de jouer en allemand. Je veux rejouer en français ». Comme une envie de retourner à ma langue après 10 ans à pratiquer mon métier en allemand. La proposition de Céline Nidegger et Manon Krüttli pour un rôle dans Miss None s’est alors concrétisée. Cela tombait si bien !

À quoi pensez-vous quand vous faites du théâtre ? Comment définiriez-vous ce que vous faites ?

– Le théâtre me fait faire des rencontres. Cela constitue à mes yeux l’une de ses caractéristiques. Je rencontre des texte, à travers les auteur.ices. Il y a la rencontre avec la voix qui parle. Est-ce moi ? Un personnage ? Je rencontre aussi le ou la metteur.e en scène puis toute une équipe. Je n’ai jamais eu de fascination pour les personnages mais plutôt pour ce travail collectif et le partage. Grâce au metteur en scène, je découvre un texte sur lequel je ne serais pas tombé sans lui/elle.  Le théâtre me fait voyager continuellement, à travers des vies et des histoires multiples. Il touche à l’intime qui nous concerne tous, au même titre que la littérature ou la musique. Je vois le monde différemment à travers le théâtre. Je suis sur Terre avec l’envie de questionner pourquoi ? Comment ? Le monde du théâtre se vit autant dans la période de rencontre et de répétition qu’au moment où il se joue en public. J’ai peu parlé de ce que cela me fait de jouer devant des gens parce que j’ai l’impression que la pratique théâtrale englobe tout ce qui précède aussi, et pas uniquement le moment où l’on joue devant les spectateurs, qui est évidemment un moment important de transmission.
Beaucoup de choses cruciales se tissent lors des rencontres avec le public. Le théâtre nous oblige à avancer dans la compréhension que nous avons les uns des autres. En 2016, j’ai joué Land ohne Worte (Pays sans mots) à Hébron en Palestine ; un texte d’une magnifique auteure allemande, Dea Loher. Il s’agit du monologue d’une artiste invitée à mener un workshop dans un pays en guerre, mais qui réalise que son art ne suffit pas ou plus. Elle ne trouve plus les mots, la matière, les couleurs. C’est très beau. Dans le public, il n’y avait pratiquement que des femmes, certaines venues avec leurs enfants. Comme nous jouions en allemand, je me demandais si elles avaient lu les surtitres tout le long pour comprendre. Je ne sais pas… Mais elles avaient tellement de choses à me demander après le spectacle ! Qu’est-ce que cela me faisait d’être sur scène ? De dire ce texte ? Comment nous, les femmes, gérions-nous nos vies en Europe ? Le monologue était devenu dialogue. C’est l’une des expériences marquantes de mon parcours de théâtre. En Allemagne, le public est très dur. Il a des exigences. Au-delà de la rencontre avec le texte, comment a-t-on osé s’emparer de ce texte ? Quel est notre point de vue ? En Europe, nous sommes gâtés de l’avancée de notre pensée théâtrale. Dans les pays arabes, nous sommes plus proche d’un théâtre que nous pourrions qualifier d’amateur, sans que ce soit discriminateur. Autre chose, de fondamental, s’y joue. Cela transcende la question esthétique. Personnellement, j’aime cette profondeur mais j’aime aussi l’esthétique. Je suis plus visuelle qu’auditive et suis donc attentive à la scénographie, à la lumière. Cela fait de moi aussi une spectatrice exigeante quand je vais au théâtre.

À quoi ressemblera le théâtre de demain (formellement, socialement, politiquement) ?

– C’est comme si tu me demandes : « Comment vois-tu le monde de demain ? » Je ne le projette pas et ne l’imagine pas. Pour moi, c’est comme un tapis que tu tisses ou une boule de neige, ils ne deviennent que par rapport à ce qui les façonne au présent. Ce que l’on fait maintenant crée demain, alors autant essayer plein de choses tout de suite. J’imagine un théâtre avec beaucoup de possibles. Peut-être fera-t-il trop chaud pour nous enfermer dans des salles. Nous ferons le théâtre dehors sous les arbres parce que nous aurons besoin d’air. Imaginons qu’il fasse 5 degrés de plus, rester sous des projecteurs devient inimaginable. Nous trouverons d’autres façons de faire le théâtre à l’extérieur avec de l’énergie solaire, sans électricité ; un théâtre non consommateur. En tous cas, nous aurons toujours besoin d’histoires. Je n’ai pas eu l’occasion d’assister aux rencontres avec Vinciane Despret proposées par Vidy sous le titre “Enquêter avec d’autres êtres” dans le cadre du cycle Imaginaires des futurs possibles mais cela semblait intéressant. Elle défend l’idée qu’existe une communication autre. Le magnifique livre Croire aux fauves de l’anthropologue Nastassja Martin parle lui aussi d’un monde où les hommes et les espèces dialoguent, défendant une vision animiste. Le théâtre pourrait être un lieu poreux où l’on expérimente de nouveaux langages.

Quelle personnalité, dont vous n’êtes pas la contemporaine, auriez-vous aimé rencontrer ?

– Romy Schneider car elle est la première actrice qui m’a subjuguée. Sinon… j’aurais tellement voulu rencontrer Ella Maillard et ces femmes qui ont parcouru le monde avant l’ère du tourisme. Il y a aussi Anne-Marie Schwarzenbach et Isabelle Eberhardt. J’aurais aimé être assise avec ces voyageuses sous une tente berbère, partir sur les routes avec elles. Oui, j’aurais adoré rencontrer ces femmes-là. Le théâtre me permet de voyager à ma manière et donne du sens aussi. Et puis, il y a aussi Chantal Ackermann pour son cinéma, son regard fin et féministe. Je pense aussi à Sylvia Plath dont j’avais reçu un livre de poèmes à l’adolescence par ma maman (encore une fois) qui m’avait profondément marquée. Et Fifi Brindacier aussi parce qu’elle n’a peur de rien!

Propos recueillis par Laure Hirsig

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