Noémie Griess, au plateau et au micro

J’AI DEUX AMOURS (II) Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s doublent la mise en matière d’activités. Pour le deuxième épisode de sa série, Laure Hirsig rencontre Noémie Griess.

Comédiennes et comédiens de ce feuilleton ne sont pas à demi-passionnés, mais doublement ! Parallèlement à leur métier d’interprètes, ils se consacrent pleinement à une autre pratique. Choisir, c’est renoncer. Eux dessinent un troisième territoire, à l’image de leur curiosité et de leur complexité, où leurs deux Amours peuvent s’ébattre en toute liberté.
Voici les anti-dilettantes, ouverts sur le monde, dont les témoignages tordent le cou à un solide préjugé sur les comédien.nes. Absorbés par la contemplation ébahie de leur nombril hypertrophié, ces êtres éthérés planeraient au-dessus du réel, captifs volontaires d’un monde parallèle, ou insouciance rime avec indolence. Rien n’altère la surplombante rêverie dans le cœur égoïste de la tour d’ivoire où ils se terrent. Planqués dans la fiction, actrices et acteurs s’épargneraient les aléas de la réalité. Ces indécrottables Narcisses font de l’exhibition profession de soi et de foi. Logique : l’ego gonfle sous les projecteurs, voilà un phénomène thermique bien connu. Être ou paraître, c’est comme boire ou conduire ; il faut chois… Stop !
Les idées préconçues sur les « théâtreux » ont la dent longue et la peau épaisse. Soyons aussi coriaces qu’eux pour les contrer. Femmes et hommes de théâtre ne sont pas d’immuables monolithes. Leurs champs d’action contribuent, au contraire, à opérer des changements concrets et pacifistes au sein de la société civile.
Je suis partie à la rencontre de polytalentueux qui ont accepté de dévoiler la face cachée de leur lune de miel avec un deuxième amour.

Barrio Colette©Laureat Bakolli

Qu’elle soit bottée de patins à roulettes, apparition cauchemardesque en combi intégrale « léopard », ou dancing-queen en justaucorps flamboyant, Noémie Griess déboule sans vergogne sur les plateaux et derrière les micros. Ses deux histoires d’A. se déclinent en « o » ; fritto-misto caliente associant au croustillant d’un théâtre fortement incarné le fondant d’une musique-pop irisée.
À l’aise sous toutes ses formes, ayant réussi l’amalgame de l’humour et du charme, voilà une minette qui pousse la chansonnette toujours plus loin, quitte à secouer le cocotier des empoussiérés de la comédie musicale, genre auquel elle instille un zest de tragédie et d’ironie. Les déboires du marché de l’emploi et les acrobatiques stratégies déployées pour y survivre, voilà le genre de désenchantement que Noémie chante et danse avec toute l’espièglerie qui rend les galères presque jolies.
Son sourire diablotin masque un cœur tendre. Si bien que, sur la voix comme sur le regard passe, par-ci par-là, le voile d’une âme nuageuse. Si parfois le rimmel coule, c’est pour découvrir une flamme plus vacillante derrière l’éternelle pétillante. Pour l’heure, nous partageons un café-cuisine plein de souvenirs et de projets.

Quel métier rêviez-vous de faire enfant?

– Je me souviens très bien qu’à l’âge de 5 ans, je voulais devenir pianiste. Mon premier morceau était exclusivement composé de do / do / do… Je jouais en boucle, alors mes parents m’ont inscrite à un cours. Mon désir était profond, pourtant l’idée m’a quittée, sans que je sache pourquoi. En tout, j’ai suivi 14 ans de cours mais, si je ne pratique pas, je perds vite. Pendant le premier confinement, je me suis achetée un orgue des années 70 que j’ai installé dans ma chambre. Je chante en m’accompagnant avec. Cela me reconnecte autrement avec le clavier.

Comment le théâtre vous a-t-il percutée ?

– Par hasard. Côté scolarité, j’étais un peu perdue. À l’ECG – École de Culture Générale – j’ai eu la chance de rencontrer un prof de théâtre, Monsieur Meister, qui est malheureusement décédé depuis. Il nous faisait travailler l’impro, puis m’a proposé d’intégrer un cours supplémentaire le mercredi avec 2-3 autres élèves. J’ai commencé le théâtre avec lui. Au bout d’un an, comme j’étais toujours aussi perdue côté études, il m’a soufflé : « Fais une école de théâtre ». J’ai répondu : « Oui, pourquoi pas ! » et je me suis inscrite à l’école Serge Martin. J’ai arrêté au bout de 6 mois, partiellement à cause de problèmes de famille mais aussi parce je me sentais larguée. Le travail corporel ne me désarçonnait pas car j’avais fait 10 ans de danse. Par contre, je manquais d’expérience avec le texte. Je débarquais comme une fleur, avec quelques mois de cours de théâtre hebdomadaire suivis dans le cadre scolaire. J’avais 18 ans à peine et étais déscolarisée depuis mes 14 ans. Serge Martin m’impressionnait intellectuellement, la volée que j’intégrais était nettement plus âgée que moi. Du coup, je ne me sentais jamais assez intelligente, jamais assez cool. J’avais l’impression qu’il fallait être hyper politique puisque j’étais dans une classe de gens engagés. J’arrivais sur scène… tétanisée. C’était horrible, je ne comprenais pas ce qu’il fallait faire, ni ce qu’il fallait raconter. C’était uniquement le plaisir du jeu qui m’avait poussée à m’inscrire mais je peinais à le retrouver tant je me sentais décalée. Au bout de 6 mois, j’ai arrêté le supplice. Serge m’a dit : « Si tu veux revenir l’année prochaine, la porte est ouverte ». J’ai réfléchi, pris du recul et suis revenue l’année suivante. La classe que j’ai alors intégrée me convenait davantage. L’ambiance y était plus légère, nous rigolions beaucoup. Moi aussi, j’avais changé.

Pourquoi, comment et quand a commencé la composition de chansons ?

– J’ai l’impression que la musique et le rêve de devenir chanteuse ont toujours été là, de manière latente. Les murs de ma chambre étaient recouverts de posters de chanteuses. À l’école Serge Martin, nous travaillions la voix avec Chantal Bianchi mais j’ai appris à chanter sur le tas. J’ai découvert que j’en étais capable en travaillant au Palais Mascotte pendant mes études chez Serge Martin. Là-bas, on m’a fait chanter de temps en temps.
Une autre étape a été ma rencontre avec la comédienne Judith Goudal. Nous adorions chanter ensemble, puis avons commencé à écrire des chansons en buvant du vin. Nous avons décroché un premier concert. Quelques autres ont suivi.
Et le théâtre, bien sûr, m’a permis de convoquer le chant. J’ai toujours été attirée par le théâtre musical. En 2018, j’ai créé une comédie musicale, Recherche d’emploi, qui pose un regard grinçant et humoristique sur le monde du travail. Nous étions quatre sur scène. Ambition World Tour est une version plus légère que j’interprète seule. J’ai conçu les morceaux de ces spectacles avec le musicien Donatien Roustant, mon ex-compagnon. J’esquissais une mélodie. Lui, qui est très doué pour les arrangements, en développait la composition. C’était comme un jeu, nous procédions par étapes. Ça fait cliché, mais, en plus de cette envie puissante de chanter qui ne me lâche pas, ce sont clairement des rencontres qui m’ont guidée.
Le projet musical que je mène actuellement résulte de ma rencontre avec Robin Girod, musicien et producteur. Après m’avoir vue dans Ambition World Tour à la Gravière, il m’a proposé une journée de studio avec des musiciens : « Tu seras géniale comme chanteuse avec un band ». Nous avons fait deux chansons dont Façon Façon, suite à quoi il m’a proposé d’intégrer son label Cheptel Records. Je ne me pose pas beaucoup de questions lorsque je sens que ce qui se présente coïncide avec mon envie. Je ne me demande pas si je suis capable ou pas ; j’y vais ! Au pire, c’est pourri. Si je n’essaye pas, je n’avancerai pas. J’ai donc proposé à mes deux meilleurs amis Anissa Cadelli et Nicolas Scolari de me rejoindre. C’est ainsi qu’est né notre groupe Barrio Colette. Nous travaillons en trio. L’impulsion peut donc venir de l’un de nous trois. Par exemple, la chanson Filles Garçons qui est récemment sortie en clip* s’est construite sur l’impulsion d’Anissa qui est arrivée avec les paroles et les accords. Nicolas et moi avons composé les arrangements, mais lui ou moi pouvons également amener la matière qui va servir de base à une chanson. Nous avons sorti il y a quelques jours notre premier EP intitulé Amour de Vivre.

Comment qualifiez-vous la musique que vous faites?

– Mmm… Pop-rock ? Ça parle à tout le monde. Ou pop underground ? Dans l’absolu, j’aimerais bien inventer un nouveau nom de musique. Je vais y réfléchir.

Quelles étaient les chanteuses sur vos posters de chambre d’adolescente?

– (silence) La honte… Jennifer. « Au soleil, lalala… » (rires). Non, mais ça c’était seulement ado !

Je vous imaginais plus rock?

– Non non, je ne suis tellement pas rock ! Moi, j’aimais les Destiny Childs, Beyonce a été mon obsession comme tout le monde. Je n’ai pas eu d’entourage bobo pour me dire ce qui est bien ou pas. J’écoutais Anastasia, Céline Dion et tous les tubes du moment à la radio. Petit à petit, j’ai découvert d’autres types de musiques, mais à la base, j’écoute de la variété extrême.

 

Recherche d’emploi  © Neige Sanchez  

” Tu peux aimer une chanson sans avoir de culture, d’érudition, de connaissances spécifiques, sans même parler la langue. La chanson est plus accessible que le théâtre et j’ai aussi l’impression qu’il y a moins d’ego dans le monde de la chanson que dans le milieu théâtral.”

Ambition World © Greg Clément

Qu’est-ce que la chanson vous apporte d’unique ?

– Je crois que c’est plus simple pour moi de chanter que de dire… Pour dire un texte, je réfléchis à l’interprétation, aux intentions alors que quand je chante, l’élan vient directement du ventre. Je me pose beaucoup moins de questions, comme si j’entretenais un rapport « naturel » avec la chanson. Par ailleurs, la chanson nous rallie à la famille, aux amis. La musique est tout le temps là, pendant les repas, les fêtes.
Ma grand-mère, qui vit en Espagne, chante du flamenco traditionnel en cuisinant, c’est magnifique. Je l’écoute avec admiration. Elle aussi écoute ce que je fais et dit: « Ah, que bonito ! ». Mais elle ne comprend pas les paroles car elle parle exclusivement espagnol. C’est ça que j’adore avec la musique. Même si tu ne comprends pas, les sons et les émotions sont accessibles. Je parle hyper mal l’anglais pourtant j’écoute tout le temps des morceaux en anglais. Tu peux aimer une chanson sans avoir de culture, d’érudition, de connaissances spécifiques, sans même parler la langue. La chanson est plus accessible que le théâtre et j’ai aussi l’impression qu’il y a moins d’ego dans le monde de la chanson que dans le milieu théâtral. Enfin, ce que la chanson m’apporte d’unique est tout simplement ce plaisir fou que j’éprouve à chanter. À force d’avoir en permanence envie de chanter, il m’a semblé évident qu’il fallait m’y dédier concrètement.

Vous parlez d’accessibilité pourtant la chanson suppose une combinatoire complexe qui associe le mot, le rythme, la note.

– Peut-être que cette complexité me correspond. Au fond, j’adore les contraintes. Lorsque je chante, je me sens comme dans un cocon. D’ailleurs, je me sens moins à nu en chantant qu’en jouant. Lorsque je chante, tout émane des choix que je fais, du coup j’assume complètement. Cela me questionne moins que d’essayer de comprendre ce qu’un.e metteur.e en scène attend de moi. Comme je suis un peu parano, il m’arrive de sur-interpréter des indications jusqu’à me prendre la tête pour être sûre d’avoir bien saisi ce que l’on attend de moi. La chanson ; c’est à moi. Personne ne peut rien me dire, à part mes deux collègues, avec qui on est sur le même plan. Avec eux, ça coule comme une évidence.

Qu’amenez-vous du théâtre dans la chanson ?

– Le théâtre m’incite à étirer mes idées dans les chansons. La musique est très spontanée. Le théâtre m’a habituée à une forme d’exigence de sens et de mise en perspective des idées. Du coup, lorsque surgit une idée de chanson, j’essaye de convoquer le mode de pensée qu’on applique au théâtre. Que veux-tu faire de ton idée ? J’essaye de lier mes deux passions à cet endroit-là.
Je pense qu’un groupe de musique comme La Femme étire aussi ses idées. D’ailleurs, leurs lives sont mis en scène. Je crois que c’est cet aspect du théâtre que j’aimerais amener dans ma musique. Je prépare actuellement une nouvelle comédie musicale qui se jouera au Théâtre de L’Usine. Oui, je vais continuer à tout mélanger ; théâtre, musique, danse. Ma distribution tire les gens de théâtre vers la musique et inversement. Comme interprètes, j’ai choisi la comédienne Judith Goudal et mes acolytes de Barrio Colette : Anissa et Nicolas. J’aimerais vraiment mettre en scène le set live pour voir comment le concert peut prendre une forme théâtrale, comment mes deux pratiques peuvent fusionner sans que l’une prenne le dessus sur l’autre.
Je suis fan du film musical Phantom of the Paradise de Brian de Palma. Les acteurs jouent à jouer une comédie musicale qui n’arrive jamais à se construire complètement. Des moments chantés et dansés se succèdent, comme autant de bribes du spectacle censé se faire. Cela résonne fortement avec le théâtre actuel dans lequel on manie le « faux-vrai » en permanence. Je souhaite continuer à explorer le travail sur le fil ambigu de ce « faux-vrai », mais appliqué à une forme de comédie musicale. Ce mode de narration est sous-exploré. On ignore l’étendue des formes qu’il peut prendre. En France, on a réduit la comédie musicale aux gros shows comme Roméo et Juliette, qui ne me donnent pas envie. À New York, c’est beaucoup plus riche, décalé et expérimental et ça, c’est stimulant. Il y a tant de possibilités. J’ai l’impression qu’on peut aborder n’importe quoi en chantant, plus qu’en parlant, que l’on peut sortir la comédie musicale du manichéisme naïf dans laquelle on a tendance à la maintenir. Il me semble tellement plus facile de dire les pires choses en chantant, car on verse moins dans le pathos. Par exemple, si je dis que je suis déprimée en musique, je peux enrober mon propos qui va mieux passer, ça va être entêtant et on se sentira accompagné.e. Tandis qu’au théâtre, les mots se donnent et se reçoivent mais se déposent moins. Les messages passent mais restent moins dans la tête. La chanson, on la porte plus longtemps. Le son communique un cri du cœur dans lequel nous pouvons tous nous retrouver.

Qu’amenez-vous de la chanson dans le théâtre ?

– Ma capacité à chanter tout simplement. Je remarque qu’assouvir mon besoin de chanter fait que je suis moins obsédée en répétition. Je harcèle moins les metteur.e.s en scène : « Hey, j’ai une super chanson à vous proposer ». Je peux un peu lâcher l’affaire et cesser de vouloir en placer à tout bout de champ.
Il faudrait que je prenne des cours de chant pour pouvoir habituer ma voix aux fluctuations entre portions parlées et parties chantées. Lorsque nous jouions Recherche d’emploi au Théâtre de l’Usine, ma voix s’est éteinte parce que je l’utilisais mal. Je ne pouvais plus parler. J’ai dû prendre de la cortisone. Il existe des techniques pour placer correctement sa voix qu’il me serait utile d’apprendre.
Dans le rapport au public, j’adorerais qu’au théâtre, les spectateurs se lèvent et tapent dans les mains, comme dans un concert. Ce serait génial ! Après, il faut réussir à les replonger dans le propos. Comme j’ai toujours rêvé de voir une chanteuse craquer pendant un concert et nous faire de grandes révélations sur sa vie, je pense que je pourrais intégrer des ruptures du genre dans mon théâtre musical, comme des séquences de craquages-confidences entre deux chansons.

Quelles différences notables entre les deux disciplines ?

– Mon rapport au temps au théâtre est plus condensé et plus cadré. Je sais quand je travaille, quand je finis. C’est très agréable aussi. La musique est là en permanence, sans contraintes, mais aussi sans être payée. Je fais tout gratuitement pour l’instant. Voilà une autre différence pour moi entre le théâtre et la musique. Comme nous sommes d’abord amis, notre trio travaille tout le temps. On se voit, on mange ensemble, on boit un verre : une idée surgit et du coup ; on fait une chanson. Idéalement, j’aimerais professionnaliser mon activité de chanteuse. Théâtre et chanson peuvent se nourrir l’un, l’autre. Ce sont deux outils merveilleux. Je suis à l’aise sur scène quand je fais un concert grâce au théâtre. Lorsque nous avons fait des concerts avec Judith Goudal et Steven Matthews qui nous accompagnait à la guitare, nous avons injecté de la théâtralité dans le tour de chant, car nous sommes tous trois comédiens.
J’ai remarqué que c’est compliqué dans la tête des gens de comprendre que l’on mène deux carrières parallèlement. J’imagine déjà les remarques déboussolées : « Tu deviens chanteuse maintenant ? Tu n’es donc plus comédienne ? ». Récemment, on m’a très sérieusement demandé : « Tu vas faire comment pour choisir ? ». Mais, pourquoi devrais-je choisir ? On peut tout faire en même temps. Il faut juste assumer d’être ensuite un peu fatiguée.

 

* Lien clip Filles Garçons de Barrio Colette: https://www.youtube.com/watch?v=DgbsSHi7kCs

Propos recueillis par Laure Hirsig

A lire aussi

Toutes les rencontres

Sébastien Ribaux, l’amour de la psyché

Série “J’ai deux amours” (IV). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Laure Hirsig dévoile le “double je” de Sébastien Ribaux.

Delphine Lanza, au Pays des merveilles

Série “J’ai deux amours” (III). Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Laure Hirsig dévoile les “multiples palettes” de Delphine Lanza.

Garance La Fata, l’esprit boomerang

Série “J’ai deux amours” (I). Parce que la vie ne s’arrête pas à la scène, certain.e.s comédien.ne.s s’emploient à jouer un rôle bien ancré dans le réel. Pour ce volet inaugural, Laure Hirsig échange avec Garance La Fata sur ce “double jeu”.

Joël Hefti, portrait extérieur

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce sixième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Joël Hefti.

Roberto Garieri, de chair et de mots

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce cinquième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Roberto Garieri.

Le parler swing de Roberto Molo

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce quatrième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Roberto Molo.

Djamel Bel Ghazi, tempête sous un crâne

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce troisième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Djamel Bel Ghazi.

Xavier Loira, dandy cash

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce deuxième volet de la série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien Xavier Loira.

Boubacar Samb, sentinelle sans tabou

Quand on est comédien.ne, un particularisme ethnique, morphologique, biographique ou culturel représente-t-il un atout? Dans ce premier volet d’une série intitulée “Mon truc à moi”, Laure Hirsig pose la question au comédien d’origine sénégalaise, Boubacar Samp.

Carlo Brandt, l’homme renversé (II)

Pour nous, Carlo Brandt a prêté ses traits au visage inquiet et brut du monde. Comédien d’exception, il se livre dans un portrait intime dressé par Laure Hirsig. Second et dernier chapitre d’un entretien sans fard.

Carlo Brandt, l’homme renversé (I)

Pour nous, Carlo Brandt a prêté ses traits au visage inquiet et brut du monde. Comédien d’exception, il se livre dans un portrait intime dressé par Laure Hirsig. Premier chapitre.

Fatal(e)s VI: Julia Perazzini chatouille l’invisible

Avec “Fatal(e)s”, Laure Hirsig poursuit sa série d’entretiens sous l’égide d’Eros et Thanatos. Pour ce dernier volet, elle se laisse entraîner par la comédienne Julia Perazzini dans les limbes de l’enfance.

Isabelle Caillat au coeur de la crise

La comédienne genevoise s’impose en femme de tête et de coeur dans « Cellule de crise », nouvelle série signée Jacob Berger qui nous dévoile les arcanes de l’humanitaire. Entretien à la veille de la diffusion.

Y’a-t-il encore un.e auteur.e dans la salle?

Acteur.trice à la fois central et à part, l’auteur.e d’un spectacle ou d’un film doit composer avec des contraintes qui laissent peu de place à l’ego. Trois d’entre eux/elles nous parlent de leur pratique.

Alain Mudry, colosse au clair de lune

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce sixième “Traversée en solitaire”, on se met sur orbite avec Alain Mudry.

Serge Valletti brise le glas à Avignon

Acteur, auteur, scénariste aux côtés du réalisateur Robert Guédiguian, Serge Valletti a mis du baume aristophanesque sur les plaies du festival avorté. Rencontre.

Arblinda Dauti, la perle noire

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce cinquième “Traversée en solitaire”, on se fait la belle avec Arblinda Dauti.

David Valère, l’homme debout qui met le chaos K.O.

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce quatrième “Traversée en solitaire”, on fend les flots avec David Valère.

Olivia Csiky Trnka, l’extra-terrienne

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce troisième “Traversée en solitaire”, on décolle aux côtés d’Olivia Csiky Trnka.

Raphaël Vachoux, sans peur ni reproche

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce deuxième “Traversée en solitaire”, on embarque aux côtés de Raphaël Vachoux.

Jacques Michel, l’échappée belle

En six décennies de carrière, le comédien a endossé tous les costumes. Acteur dans tous les sens du terme, il a construit une histoire qui déborde la sienne, celle du théâtre romand. Portrait.

Lola Giouse, Miss en tropisme

La “crise de la quarantaine” a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude, ses charmes comme sa nocivité dans leur parcours et leur pratique. Pour cette première “Traversée en solitaire”, on largue les amarres avec Lola Giouse.

Le théâtre dans la peau (VI)

Signé Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement à celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Sixième acte avec la comédienne Françoise Boillat.

Un dernier café avec Michel Piccoli

L’acteur nous a quitté le 12 mai, à l’âge de 94 ans. En guise d’hommage, des extraits inédits d’un entretien accordé à Lionel Chiuch à l’occasion de la tournée de “Minetti”, de Thomas Bernhard.

Le théâtre dans la peau (V)

Signé Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement à celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Cinquième acte avec le comédien Julien Tsongas.

Le théâtre dans la peau (IV)

Signé Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement à celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Quatrième acte avec le comédien Sandro De Feo.

“Il reste dans la culture une sorte de mépris de classe”

Après un septennat à la tête du GIFF, Emmanuel Cuénod s’apprête à en remettre les clés. Dans un long entretien sans langue de bois, il nous parle du festival genevois et donne quelques coups de griffe à la politique culturelle suisse.

Le théâtre dans la peau (III)

Signé Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement à celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Troisième acte avec le comédien François Revaclier.

Le théâtre dans la peau (II)

Signé Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement à celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Deuxième acte avec la comédienne Valérie Liengme.

Le théâtre dans la peau (I)

Signé Laure Hirsig, (IN)CARNATIONS est un feuilleton qui donne la parole autrement à celles et ceux dont la voix publique s’est tue un vendredi 13. Premier acte avec la comédienne Joëlle Fontannaz.

Monica Budde, la voix libre

D’Andromaque de Racine au personnage de A de Sarah Kane, la comédienne Monica Budde campe des femmes qui, comme elle, ne s’en laissent pas conter. Portrait en toute liberté.

Braqueur de banques!

Alors que la saison 2 de « Quartier des banques » débarque sur les écrans, son réalisateur, Fulvio Bernasconi, nous parle de son rapport aux comédien(ne)s.

“L’avantage ici, c’est le Système D”

A la Chaux-de-Fonds, pays des merveilles mécaniques, on croise moins de lapin blanc que de drapeau noir. La comédienne Aurore Faivre brandit celui d’un théâtre qui ose et qui place l’humain au centre.

“Il faut rester punk dans l’âme”

Acteur, metteur en scène, raconteur d’histoires et tricoteur de fictions, Frédéric Polier continue de croiser le fer pour un théâtre généreux et rebelle.

“Nous vivons l’époque du théâtre selfie”

Avec l’amour, la haine n’est jamais très loin. Acteur, auteur, metteur en scène mais aussi musicien, Daniel Vouillamoz effeuille volontiers la marguerite quand il parle de théâtre, cet « art pathétiquement inutile et pourtant essentiel ».

“C’est vrai, je ne connais pas de barrière”

Acteur puissant et subtil, Gilles Tschudi n’hésite pas à se mettre à nu, comme dans « Souterrainblues », mis en scène par Maya Bösch il y a près de dix ans au Grütli. Mais l’homme dévoile volontiers aussi ce qui « l’agit » et dresse ici une véritable métaphysique du jeu.

Théâtre des Osses, théâtre de chair

On prend les chemins de traverse jusqu’à Givisiez pour y rencontrer Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier. Leur nouvelle saison regarde la planète en face.

Carole Epiney, névrosée à temps partiel

Elle était impeccable dans « Les névroses sexuelles de nos parents ». La valaisanne Carole Epiney affronte les aléas de la vie de comédienne romande avec une belle énergie.

Il y a plus de compagnies que de films

Critique à la Tribune de Genève, Pascal Gavillet est un habitué du cinéma suisse, dont il connait bien les mécanismes. On fait le point avec lui.