Mali Van Valenberg se mêle au vent

J’AI DEUX AMOURS (VI) Parce qu’il vaut mieux avoir plusieurs cartes dans son jeu, certain.e.s comédien.ne.s partagent leur temps entre plusieurs activités. Dans ce dernier volet, Laure Hirsig parle écriture avec Mali Van Valenberg.

Comédiennes et comédiens de ce feuilleton ne sont pas à demi-passionnés, mais doublement ! Parallèlement à leur métier d’interprètes, ils se consacrent pleinement à une autre pratique. Choisir, c’est renoncer. Eux dessinent un troisième territoire, à l’image de leur curiosité et de leur complexité, où leurs deux Amours peuvent s’ébattre en toute liberté.
Voici les anti-dilettantes, ouverts sur le monde, dont les témoignages tordent le cou à un solide préjugé sur les comédien.nes. Absorbés par la contemplation ébahie de leur nombril hypertrophié, ces êtres éthérés planeraient au-dessus du réel, captifs volontaires d’un monde parallèle, ou insouciance rime avec indolence. Rien n’altère la surplombante rêverie dans le cœur égoïste de la tour d’ivoire où ils se terrent. Planqués dans la fiction, actrices et acteurs s’épargneraient les aléas de la réalité. Ces indécrottables Narcisses font de l’exhibition profession de soi et de foi. Logique : l’ego gonfle sous les projecteurs, voilà un phénomène thermique bien connu. Être ou paraître, c’est comme boire ou conduire ; il faut chois… Stop !
Les idées préconçues sur les « théâtreux » ont la dent longue et la peau épaisse. Soyons aussi coriaces qu’eux pour les contrer. Femmes et hommes de théâtre ne sont pas d’immuables monolithes. Leurs champs d’action contribuent, au contraire, à opérer des changements concrets et pacifistes au sein de la société civile.
Je suis partie à la rencontre de polytalentueux qui ont accepté de dévoiler la face cachée de leur lune de miel avec un deuxième amour.

Photo page d’accueil “Etat des lieux”©Olivier Lovey

Sing Sing Bar, avec Jacqueline Ricciardi et Olivier Werner© Céline Ribordy

Sans tapage ni bavardage, Mali voyage équipée de nombreux bagages. On la connaît comédienne, mais elle écrit aussi pour la scène et d’un théâtre tiendra bientôt les rênes. Pas de hiérarchie entre ses lubies. Un même esprit, où le pragmatique rencontre l’épique, où l’humain agite le contemporain, souffle sur ses flammes. Mali a trois amours et le vent en poupe mais les semelles bien ancrées au sol. Comme un clin d’œil aux origines bretonnes de mon interlocutrice, nous nous remuons les méninges face à un lac Léman démonté, façon tonnerre de Brest. Alors que le ciel menace de nous tomber sur la tête, nous battons en retraite sous l’œil de Toutatix et l’assaut des embruns, pour poursuivre notre conversation, des gouttes accrochées aux cils. Pour clore ce feuilleton sur la transversalité des pratiques, rendez-vous est donné à une poly-théâtreuse à l’énergie dévorante.

Comment vous projetiez-vous enfant?

– J’ai eu ma phase « guide dans les bus touristiques », chanteuse comme beaucoup d’enfants j’imagine, et puis, comme j’admirais ma prof de solfège, j’ai voulu être… prof de solfège. J’ai suivi des cours de musique en percussion et piano. Je suis allée jusqu’en première année à la Haute école de musique de Genève. Mais je n’étais pas très à l’aise avec l’esprit individualiste et solitaire que je pouvais ressentir au Conservatoire. Et peut-être pas suffisamment motivée pour une carrière musicale. L’attrait pour le jeu théâtral est venu à ce moment-là. J’ai intégré la classe pré-pro théâtre parallèlement à la Haute école de Musique. À mon insu, j’ai été une spectatrice précoce ; mon beau-père, Olivier Lorétan, était constructeur de décors, entre autres pour Benno Besson. J’ai eu la chance de découvrir de grands spectacles très jeune et d’approcher le théâtre par sa dimension artisanale. Après une année à Genève, je suis partie à Paris. J’avais besoin de voyager, de me déplacer. Je suis entrée à l’école du studio d’Asnières, une école privée sur 2 ans. Ensuite j’ai passé l’audition pour intégrer le CFA d’Asnières, Centre de Formation des Apprentis Comédiens. Tu suis les cours tout en travaillant en alternance au sein de différentes compagnies. Tu perçois un petit salaire. Cette formation initiait à d’autres métiers du théâtre que le jeu, grâce aux stages. Nous nous sensibilisions à la régie, à l’administration, aux costumes, à l’enseignement et suivions un cours théorique d’histoire du théâtre à la fac. Cette alternance de différentes pratiques, le pragmatisme, les dimensions concrètes et polyvalentes qu’offrait cette formation me convenaient parfaitement. J’ai travaillé en tant que comédienne quelques années en France, puis en Suisse où j’ai reçu mes premiers engagements, avec François Marin et Francis Reusser notamment. Du coup, je me suis réinstallée définitivement en Suisse, et, en 2015, j’ai monté ma compagnie « Jusqu’à m’y fondre » en Valais, d’où je suis originaire. Je travaille à mes propres projets, mais j’aime tout autant m’investir dans ceux des autres et me confronter à leurs univers.

Quelles sont les rencontres déterminantes dans votre parcours?

– Olivier Werner, qui est à la fois mon mari et mon partenaire artistique. Il est comédien et metteur en scène. Il connaît parfaitement mon travail, tant au niveau du jeu que de l’écriture. Nous avons souvent travaillé ensemble, et ce, depuis les débuts de ma compagnie. Un binôme affectif peut s’avérer électrique dans le travail, car on s’impose rarement la bienséance et la politesse requises dans la profession. Nous alternons nos positions dans le travail ; parfois je le mets en scène, parfois c’est lui qui me dirige. Il lui arrive aussi d’être scénographe pour la compagnie. Nous nous faisons confiance et nous apportons beaucoup l’un à l’autre dans le travail. Il est la première personne à relire mes textes, et me permet de prendre du recul sur mon écriture. Mais nous conser- vons aussi notre indépendance artistique et sommes habitués à être loin l’un de l’autre car son réseau professionnel est principalement basé en France. Autres rencontres importantes pour mon travail de compagnie, Michael Abbet du Petithéâtre de Sion et Catherine Breu de La Bavette à Monthey ; deux personnes qui m’ont ouvert leur porte et qui m’ont beaucoup soutenue à mon retour en Valais.

Quand avez-vous commencé à écrire?

– Juste avant d’intégrer le studio d’Asnières, j’étais au Conservatoire d’art dramatique du 20e arrondissement à Paris. Dans le cadre des travaux d’élèves, j’ai écrit deux formes courtes (une pièce et un scénario) qui ont pu être jouées au théâtre du Rond-Point. Ce sont mes premières expériences d’écriture. Par la suite, dans le cadre du dispositif Théâtre Pro Valais, j’ai adapté le conte d’Andersen Le compagnon de route en pièce de théâtre sous le titre Semelle au vent ; ma première pièce tout public, publiée chez Lansmann Éditeur. Nous l’avons montée en 2017 avec ma compagnie. L’écriture est très importante dans mon travail, mais ce n’est pas une fin en soi. Je ne pourrais pas en faire exclusivement mon métier et arrive difficilement à me considérer vraiment comme autrice. Je n’écris que pour la scène. J’ai toujours besoin d’objectifs, voire de contraintes de temps quand j’écris. J’écris rarement sans perspective. Savoir à l’avance que la pièce sera jouée est un moteur concret pour moi.

Qu’est-ce que l’écriture vous procure comme sensation unique?

– Le plaisir de la recherche quand je m’immerge dans un sujet. L’écriture me permet de fouiller et d’observer, d’aborder des thématiques qui ne font pas forcément partie de mon quotidien et enrichissent mes perspectives.
Écrire est la seule chose que je fais seule, alors que je n’aime pas forcément travailler seule. Je sollicite néanmoins des retours réguliers. Écrire m’apporte le plaisir quasi enfantin de raconter, de me projeter dans des mondes. Je retrouve un peu cette sensation en tant que comédienne mais c’est encore plus évident avec l’écri- ture. Enfin, j’aime le côté… « c’est fait ! » (rires). Tu donnes ton texte et déjà il ne t’appartient plus. Je n’ai mis qu’une fois en scène l’un de mes textes (Sing Sing Bar). Mais je préfère que quelqu’un d’autre s’en charge. Une personne extérieure décalera mon texte à un endroit auquel je n’aurais pas pensé. Je ne projette aucune mise en scène au moment de l’écriture. Actuellement je suis en résidence à La Bavette à Monthey pour trois ans. J’y explore des écritures inspirées par des lieux. J’ai écrit Pose ton bartacle, une forme jouée en milieu scolaire pour lequel « la classe » était mon point de départ. Précédemment, j’avais écrit Bloom, dont le lieu d’inspira- tion était une boutique de fleurs. Et la prochaine forme se tiendra dans une boucherie. Décentrer le théâtre et l’amener dans des lieux incongrus m’amuse. Je ne fais pas de différence lorsque j’écris pour le jeune public ou pour un public adulte. C’est le niveau de lecture et le traitement des thèmes qui diffèrent.

“Cette nuit encore jouer les pierres”. Crédit: Félicie Milhit

”  Je fonctionne de manière intuitive – j’allais dire “morphologiquement” – disons de manière organique, tant comme autrice que comédienne. Je n’écris pas de plan, de canevas. Je passe peu de temps devant mon ordinateur.”

“Semelle au vent” © Félicie Milhit

Mali Van Valenberg et Lucie Rausis. Crédit: Sarah Carp

Amenez-vous dans l’écriture des éléments du jeu ?

– Oui, car j’écris à voix haute. J’ai un rapport mélodique et rythmique à l’écriture. Je passe par la sonorité, la cadence pour trouver le fond. Quand j’écris, je me dis bien plus souvent « cette phrase ne swingue pas comme je veux » que « dramaturgiquement, quelque chose coince ». J’ai un rapport acoustique au travail, que ce soit comme autrice ou comme comédienne. Certains artistes ont des facilités avec la gestion de l’espace scénique, eh ben ce n’est pas mon cas (rires). Pour moi, c’est par l’oreille que ça se passe. J’ai aussi remarqué que les spectacles sur lesquels je travaille en tant qu’interprète influencent mes projets d’écriture. Tout est perméable. Je n’en prends pas toujours conscience sur le coup mais le réalise parfois a posteriori. Je fonctionne de manière intuitive – j’allais dire “morphologiquement” – disons de manière organique, tant comme autrice que comédienne. Je n’écris pas de plan, de canevas. Je passe peu de temps devant mon ordinateur. Mais je marche énormément en période d’écriture, jusqu’à trouver des fils conducteurs. Et quand je les ai, j’écris rapidement. C’est le moment où je dois être seule pour être plus efficace. Cela ne veut pas dire que je m’isole, au contraire, mais je dois pouvoir retrouver les autres, dormir et manger quand je veux, sans être parasitée.

À l’inverse, votre pratique d’écriture influence-t-elle votre manière d’appréhender le jeu théâ- tral ?

– Je ne crois pas. Par contre, je suis une comédienne sensible à l’écriture des textes. Par exemple, je ne suis pas très à l’aise avec l’hyper-naturalisme quand il n’est pas travaillé. Sans doute parce que je n’aime pas quand les pièces sont trop proches de ma réalité. J’aime aller vers, me déplacer. Selon le style d’écriture, le phrasé ne se situe pas au même endroit, ni dans la voix, ni dans le corps. C’est le travail de composition que j’aime dans mon métier de comédienne, et entrer dans le jeu par le texte me plaît tout particulièrement. Quand je trouve un lien physique et intime avec le texte, mon imaginaire se libère. J’aime travailler sur le non-dit, en tant qu’actrice et autrice. L’une de mes pièces intitulée Sing Sing Bar (éditée chez BSN Press) est entièrement construite sur le «non-dit». Je me suis inspirée d’un fait divers lu dans un quotidien, relatant la mort d’une jeune fille atteinte d’anorexie dans sa maison familiale, en présence de sa mère et sa sœur. Une sorte de suicide assisté. On se retrouve dans le café familial. La sœur en est la patronne, et la mère passe ses journées au bar. Elle bavarde, ou plutôt elle remplit l’espace de sa parole. Et mine de rien, entre les mots croisés et ses problèmes de voisinage, elle vient prendre des nouvelles de sa fille mourante. Une fille qu’on ne verra jamais, mais qui est présente en filigrane dans les dialogues. Le père, que j’imagine être mort dans un incendie, n’est convoqué qu’à travers son fantôme. Il vient raconter par glissando l’histoire de cette famille ; sa famille. J’aime regarder les relations de famille au microscope ; elles déterminent tant de choses sur notre façon de vivre à l’échelle de la société.

Vos histoires se passent ici et maintenant ? Ou dans un autre espace-temps ?

– Je viens d’écrire Versant Rupal, une pièce inspirée d’une expédition de l’alpiniste Reinhold Messner. Lui aussi a vécu une tragédie familiale, quand son frère s’est tué en montage. Dans Versant Rupal, je raconte une ascension à 8000 mètres et surtout une descente infernale où rien ne se passe pas comme prévu. Ici, je pars également d’un fait réel mais je n’ai pas modifié le déroulement des faits. J’ai juste projeté les ressentis des protagonistes, imaginant ce qui les traversait à ce moment- là. Ce projet m’a amené à une démarche quasiment documentaire, parce que je ne connaissais rien du monde de l’alpinisme. L’histoire réelle se passe dans les années 70, mais dans mon texte n’est pas ancré dans le temps ou dans une époque particulière. Habituellement, j’insuffle le moins d’éléments possible sur l’époque. Ce sont les enjeux qui m’intéressent dans ce qu’ils ont d’intemporel.

Récemment, vous avez été nommée à la Direction du Casino Théâtre de Rolle en binôme avec Lucie Rausis. L’envie d’accompagner les artistes et le public rejoint-elle une approche globale du théâtre ?

– Pouvoir à mon tour accompagner des artistes, faire en sorte que leur travail se développe dans de bonnes conditions, me motive énormément. Je suis convaincue que le spectacle vivant est essentiel, aujourd’hui plus que jamais. Et pourtant beaucoup de monde s’en passe. Comment désacraliser l’idée qu’on se fait du théâtre, de manière à en faciliter l’accès ? Le théâtre ne doit pas être réservé à une population informée, il nous faut absolument sortir de l’entre soi. Facile à dire mais pas évident à faire. Diriger un lieu ne consiste pas uniquement à faire des choix de programmation. Cela consiste à prendre soin d’un rapport, celui qui unit des publics à des artistes. En 10 ans, l’actuelle directrice Marie-Claire Mermoud a fait un travail magnifique, en partant de quasiment rien. Aujourd’hui, le Casino Théâtre de Rolle est très fréquenté et propose une programmation éclectique et populaire, que nous souhaitons à la fois poursuivre et faire évoluer. À l’accueil des spectacles, nous associerons environ quatre créations par saison. La globalité de la saison 2021-2022 est la programmation de Marie-Claire et nous préparons, Lucie Rausis et moi, la programmation de la saison suivante. Je me réjouis de cette nouvelle histoire avec Lucie car nous avons beaucoup travaillé ensemble sur différents projets artistiques et notre complicité, notre complémentarité, sont une vraie chance pour cette co-direction qui nous attend.

Les auteurs seront-ils importants dans votre projet ?

– Il y a de très bons auteurs et autrices en Suisse romande, et nous veillerons à les mettre en valeur au Casino Théâtre de Rolle. Mais en tant que spectatrice, je peux apprécier des spectacles très différents. Une dramaturgie bien pensée peut venir d’un texte, comme d’une écriture de plateau.

Propos recueillis par Laure Hirsig

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