Leonor Oberson, la fulgurance en plus

Actrice, autrice, metteuse en scène, hyperactive tant au cinéma qu’au théâtre, Leonor n’a pas le temps de regarder dans le rétroviseur. Formée à la HEAD à Genève mais résidente à Paris, la jeune femme fonce pied au plancher dans une carrière tourbillonnante des deux côtés de la frontière, ainsi qu’en Belgique. La reprise récente en Suisse de Furie, un solo très perso qu’elle a écrit et qu’elle interprète avec brio crée l’occasion d’un échange sur les sujets qui la brûlent. Le documentaire Formula One drive to survive lui fait l’effet d’un électrochoc. Ni une ni deux, elle se passionne illico pour la Formule 1 mais s’insurge contre l’invisibilisation des femmes dans ce sport. Accompagnée par Alexis Gilot à la co-mise en scène, Leonor Oberson compose un spectacle qui nous plonge dans le destin intense d’une femme forte et faillible à la fois. À travers la voix et le corps d’Hélène Chatterton, personnage fictif de pilote de Formule 1 surgie de son imaginaire, elle défend une figure émancipée mais fragile, assumant un pulsionnel féminin concret et nerveux, bien loin des modèles éthérés. Cette auto-fiction soulève l’épineuse question de la légitimité féminine, nous invitant à déjouer les injonctions tacites à la surpuissance pour aboutir à une subtile réhabilitation de la vulnérabilité, comme nouvelle alliée plutôt qu’ennemie jurée.

Même si on n’engage pas son diagnostic vital sur scène, s’y aventurer suppose d’affronter le grand rendez-vous avec l’inconnu et le risque de la sortie de route. Et si le théâtre était un sport extrême et la F1 une vertigineuse métaphore de la vie qui nous aspire à vive allure ? Suffirait-il de sortir la tête du guidon pour que s’ouvre l’horizon et que l’ivresse devienne jubilation ? Entretien avec Leonor Oberson.

Entretien signé Laure Hirsig

 

©Fanny Fourcade
©Fanny Fourcade

D’où vient votre désir de monter sur scène ?

Il a toujours été présent. J’étais une enfant plutôt pudique pour laquelle la scène représentait un espace de liberté, un endroit où l’on peut être qui l’on veut, et dire ce que l’on a envie de dire. Je me sentais « protégée » derrière le personnage ou le rôle.

Garder le cœur grand ouvert dans un endroit de vérité, c’est ça, faire acte de théâtre. 

Aujourd’hui, que représente le plateau de théâtre pour vous ?

Je considère le théâtre comme un espace où l’écoute et la parole sont sacrées. Les messages que l’on y passe procurent des émotions vraies. C’est une chance, mais aussi une immense responsabilité d’être écoutée par des gens que l’on ne connaît pas. Que ce soit en tant qu’actrice, autrice ou metteure en scène, transmettre ma vérité avec toute l’humilité que cela implique d’être complètement honnête, et constater que cela touche à quelque chose de profond, donne tout son sens à mon métier.

Sur un plateau, on ne peut pas tricher. Certes, en tant que comédien.ne, nous incarnons des personnages mais si l’on n’est pas honnête, si l’on n’est pas généreux, si l’on ne croit pas à ce que l’on est en train de faire, le public ne reçoit rien. Garder le cœur grand ouvert dans un endroit de vérité, c’est ça, faire acte de théâtre.

Il y a, selon moi, une urgence à parler du sentiment de légitimité, notamment féminin. 

Quelle parole estimez-vous nécessaire de porter sur scène ?

Il y a, selon moi, une urgence à parler du sentiment de légitimité, notamment féminin. Mon spectacle Furie traite de l’absence de la femme dans la Formule 1, de son manque de reconnaissance dans cette discipline. Le documentaire Formula One, Drive to survive m’en a donné l’idée. Pourquoi ne parle-t-on jamais des femmes qui pratiquent ce sport ? Si je n’avais pas été actrice, j’aurais adoré être pilote de course. J’aime conduire, mais au-delà de ce goût, c’est le constat de cette marginalisation des femmes dans la compétition automobile qui a motivé l’écriture d’un seule en scène. Métaphoriquement, Furie aborde la place de la femme dans une société où elle est encore trop invisibilisée. De manière plus large encore, je m’interroge sur : comment prendre sa place ? Cette question universelle transcende le rapport de genre. Pourquoi va-t-on chercher des sensations fortes pour se sentir vibrer ? Pourquoi avoir besoin de rouler à 350 kilomètres / heure et flirter avec la mort pour se sentir vivant.e ? Ce paradoxe me fascine. J’y perçois également un parallèle avec les sensations intenses que procure la scène.

Peut-être parce qu’il induit la puissance d’un moteur et la mécanique, le sport automobile est communément associé à la virilité. Une femme qui met sa vie en péril au volant sera taxée d’inconsciente, là où le courage de l’homme bravant le danger sera valorisé. Cette perception genrée domine-t-elle encore les circuits ?

Les chiffres sont consternants. Début 1900, Camille du Gast est la 1ère pilote automobile en France et la seconde au monde à participer à des courses. Elle gagne, mais les clubs l’écartent, estimant que les sensations extrêmes provoquées par la vitesse exacerbent la nervosité féminine et représente un danger pour sa santé. Camille du Gast se tourne alors vers aviation… Aujourd’hui encore, on met les garçons au quart à 3-4 ans, alors que les filles n’y accèdent qu’à 10-11 ans, donc trop tard pour rattraper le niveau des garçons. Seules 5 pilotes femmes ont été qualifiées pour un prix de Formule. On les a qualifiées pour finalement prendre un pilote de réserve masculin. Seules 2 d’entre elles ont pris le départ d’une course. La dernière femme pilote remonte à 1976.

©Fanny Fourcade

La F1 attire-t-elle moins les jeunes générations pour des raisons éthiques ?

C’est un sport contradictoire dont l’impact écologique soulève le débat. De même, son coût. S’agissant d’un sport cher, il est majoritairement pratiqué par des « fils de ». C’est un sport beaucoup trop extrême dans tous les sens du terme. Son paradoxe est intéressant.

Vous défendez une nouvelle forme de féminité. Ne pas chercher à ressembler aux hommes mais réinventer la manière de pratiquer un sport automobile, d’incarner des personnages féminins qui allient force et sensibilité, attirées par les extrêmes mais également capables de nuances.

Je suis une femme, et oui, j’aime la vitesse ! Il y a quelque chose d’extrêmement érotique dans l’ivresse qu’elle procure. Il me semblait important de montrer que cette attirance n’est pas genrée. Furie est un spectacle qui parle à tout le monde, sans clivage, de la force du désir, de l’émancipation féminine et de nos fragilités. J’ai appris que j’étais atteinte d’un cancer du sein fin 2024, quelques mois après l’écriture du spectacle et ses représentations à Avignon où nous avions cartonné. La tournée venait de commencer. Nous avons dû décaler certaines dates. La maladie, dont je suis aujourd’hui guérie, m’a amenée à réécrire. Il me manquait la raison profonde poussant mon personnage, Hélène Chatterton, à monter dans son bolide à la fin du spectacle. Durant la représentation, nous vivons les angoisses et les doutes qui l’entravent pendant les 12 heures précédant son départ. Le compte à rebours est lancé. Mais où trouve-t-elle la force pour prendre le volant ? Ce cancer m’a permis de comprendre que son seul moyen d’y arriver supposait d’être entièrement honnête avec elle-même, d’agir pour elle et non pour les autres, au-delà de la pression sociale. Elle n’en peut plus de jouer les dures, les farouches et les solides. Cela suffit d’être forte et formidable ! Il y a une forte dimension autobiographique dans Furie.

 Après avoir bravé la maladie, j’ai appris à savourer cet endroit de faiblesse qui, finalement, m’a rendue plus forte. Atteindre un tel degré de vérité et de lucidité a provoqué une sorte de révolution personnelle magistrale.

Braver un cancer, conduire un bolide à vive allure, dans les deux cas, il semble que reconnaître sa propre vulnérabilité donne la lucidité pour mieux se battre plutôt que d’être dans le déni de surpuissance ? Pensez-vous qu’accepter la fragilité arme contre l’adversité ?

C’est exactement ce que je retiens de l’année écoulée. J’ai appris à savourer cet endroit de faiblesse qui, finalement, m’a rendue plus forte. Atteindre un tel degré de vérité et de lucidité a provoqué une sorte de révolution personnelle magistrale. Cela a changé mon rapport à la vie et a été salutaire pour l’évolution du spectacle.

Durant la phase d’écriture du spectacle, j’ai interviewé Margot Laffite, une journaliste spécialiste de Formule 1 pour Canal + . Elle m’expliquait « qu’une femme doit être un monstre pour percer dans ce sport ». L’emploi du mot « monstre » m’a fait réfléchir. Ma Furie est un monstre surarmé qui gère tout d’une main de fer. Finalement, c’est en acceptant de quitter son armure de warrior et en écoutant son corps qu’elle ouvre les yeux.

©Fanny Fourcade
©Fanny Fourcade

 Il n’y a rien de plus beau que l’accident au théâtre. C’est là que l’acteur.ice se révèle et c’est merveilleux.

Autre parallèle entre la Formule 1 et le théâtre ; la possibilité de l’accident imminent. Le circuit et la scène sont deux territoires où la probabilité du dérapage est amplifiée. Mais n’est-ce pas au moment de l’accident que l’on voit le mieux le pilote éjecté de la carrosserie ? En est-il de même au théâtre ? 

Il n’y a rien de plus beau que l’accident au théâtre. C’est là que l’acteur se révèle et c’est merveilleux. Sur un circuit automobile, cela n’a évidemment pas les mêmes conséquences. Ayrton Senna, dont je suis une fan inconditionnelle, est très présent dans mon spectacle. Il disait être guidé par quelque chose de plus grand que lui et entretenait un rapport spirituel à son sport. Il est mort en 1994, à 34 ans, dans un accident tragique. La veille de sa disparition, un autre pilote était mort au même endroit. Senna a demandé que sa course soit annulée. Sans doute avait-il un mauvais présentiment... La course a eu lieu et lui perd la vie dans le même virage que le coureur décédé la veille. Voilà un accident qui aurait dû être évité.

Vous écrivez, mettez en scène et jouez votre Furie. Conservez-vous le désir de continuer à travailler avec d’autres réalisateur.ice.s et metteur.e.s en scène ?

Cela fait beaucoup de bien de se laisser diriger par quelqu’un d’autre. La responsabilité se fixe ailleurs. L’expérience de Furie et l’épreuve de la malade me conduisent à bien choisir les projets et à défendre ce que j’ai vraiment envie de faire. Cette double expérience contribue à affirmer ce qui, préalablement, ressemblait à des intuitions. Je pense que j’ai beaucoup à apprendre des autres aussi, et j’aime la beauté du collectif, que ce soit dans l’interaction avec les spectateurs ou au sein de l’équipe de création. La solidarité et la capacité d’écoute sont d’autant plus précieuses pour résister à la violence du monde actuel. Le théâtre fait l’importante démonstration qu’il est possible de bien vivre ensemble.

Le théâtre fait l’importante démonstration qu’il est possible de bien vivre ensemble.

Avez-vous des projets à venir ?

Oui, je poursuis ma carrière d’actrice au cinéma avec de belles propositions de rôles. Par ailleurs, avec mon co-metteur en scène Alexis Gilot, nous préparons une prochaine création pour 4 interprètes cette fois-ci. Parallèlement, je suis en train de réaliser un documentaire sur mon expérience de la maladie. J’ai fait beaucoup d’images pendant mon traitement et je pense que cette prise de parole sur un sujet aussi peu abordé est importante.

 

Laure Hirsig est diplômée de l’École d'Art Estienne (Paris) en gravure et en Histoire de l’art. Cette passionnée de dessin fonde sa pratique sur l’incessant dialogue entre technique et création. De retour en Suisse, elle s’immerge dans le milieu théâtral et entretient aujourd’hui un rapport direct au plateau par la mise en scène et la dramaturgie.

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Y’a-t-il encore un.e auteur.e dans la salle?

Acteur.trice à la fois central et à part, l’auteur.e d’un spectacle ou d’un film doit composer avec des contraintes qui laissent peu de place à l’ego. Trois d’entre eux/elles nous parlent de leur pratique.

Alain Mudry, colosse au clair de lune

La « crise de la quarantaine » a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce sixième « Traversée en solitaire », on se met sur orbite avec Alain Mudry.

Serge Valletti brise le glas à Avignon

Acteur, auteur, scénariste aux côtés du réalisateur Robert Guédiguian, Serge Valletti a mis du baume aristophanesque sur les plaies du festival avorté. Rencontre.

Arblinda Dauti, la perle noire

La « crise de la quarantaine » a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce cinquième « Traversée en solitaire », on se fait la belle avec Arblinda Dauti.

David Valère, l’homme debout qui met le chaos K.O.

La « crise de la quarantaine » a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce quatrième « Traversée en solitaire », on fend les flots avec David Valère.

Olivia Csiky Trnka, l’extra-terrienne

La « crise de la quarantaine » a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce troisième « Traversée en solitaire », on décolle aux côtés d’Olivia Csiky Trnka.

Raphaël Vachoux, sans peur ni reproche

La « crise de la quarantaine » a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude dans leur parcours et leur pratique. Pour ce deuxième « Traversée en solitaire », on embarque aux côtés de Raphaël Vachoux.

Jacques Michel, l’échappée belle

En six décennies de carrière, le comédien a endossé tous les costumes. Acteur dans tous les sens du terme, il a construit une histoire qui déborde la sienne, celle du théâtre romand. Portrait.

Lola Giouse, Miss en tropisme

La « crise de la quarantaine » a donné l’occasion à Laure Hirsig de questionner comédiennes et comédiens sur la solitude, ses charmes comme sa nocivité dans leur parcours et leur pratique. Pour cette première « Traversée en solitaire », on largue les amarres avec Lol…

Un dernier café avec Michel Piccoli

L’acteur nous a quitté le 12 mai, à l’âge de 94 ans. En guise d’hommage, des extraits inédits d’un entretien accordé à Lionel Chiuch à l’occasion de la tournée de « Minetti », de Thomas Bernhard.

Monica Budde, la voix libre

D’Andromaque de Racine au personnage de A de Sarah Kane, la comédienne Monica Budde campe des femmes qui, comme elle, ne s’en laissent pas conter. Portrait en toute liberté.

Braqueur de banques!

Alors que la saison 2 de « Quartier des banques » débarque sur les écrans, son réalisateur, Fulvio Bernasconi, nous parle de son rapport aux comédien(ne)s.

« L’avantage ici, c’est le Système D »

A la Chaux-de-Fonds, pays des merveilles mécaniques, on croise moins de lapin blanc que de drapeau noir. La comédienne Aurore Faivre brandit celui d’un théâtre qui ose et qui place l’humain au centre.

Gilles Tschudi: « C’est vrai, je ne connais pas de barrière »

Acteur puissant et subtil, Gilles Tschudi n’hésite pas à se mettre à nu, comme dans « Souterrainblues », mis en scène par Maya Bösch il y a près de dix ans au Grütli. Mais l’homme dévoile volontiers aussi ce qui « l’agit » et dresse ici une vérita…

Théâtre des Osses, théâtre de chair

On prend les chemins de traverse jusqu’à Givisiez pour y rencontrer Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier. Leur nouvelle saison regarde la planète en face.

Sarah Marcuse: Tribulations avignonnaises

En 2018, la comédienne et metteure en scène genevoise Sarah Marcuse s’est frottée au Festival Off. Elle en rapporte un témoignage fort que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation.

Carole Epiney, névrosée à temps partiel

Elle était impeccable dans « Les névroses sexuelles de nos parents ». La valaisanne Carole Epiney affronte les aléas de la vie de comédienne romande avec une belle énergie.