Le corps souillé - Gore, pornographie et fluides corporels

D’Eric Falardeau, L’instant même

Le corps reste l’un des enjeux essentiels de nombreuses disciplines artistiques. Longtemps dissimulé, suggéré à l’occasion, il connait depuis quelques décennies un dévoilement qui ne s’épargne pas les excès. C’est ce que constate Eric Falardeau qui s’est penché sur son sujet avec la rigueur d’un anthropologiste. Pour mener à bien son projet, l’auteur s’est plus particulièrement intéressé à deux genres cinématographiques: le gore et la pornographie. « Corps matière » pour le premier ou « corps performance » pour la seconde, le corps y devient un objet fétichisé dont on exhibe volontiers les fluides et les humeurs. Cet exhibitionnisme des sécrétions, qui dégoute ou fascine, traduit selon l’auteur un rapport trouble et même haineux au corps. Qu’en pense la médecine?