Charlotte Filou : Une valse à mille temps
Avant ma rencontre avec Charlotte Filou, j’étais incapable d’imaginer la « Valse à mille temps » chantée par Brel. Qu’est-ce qui marque mille temps en un seul mouvement ? Une farandole ? Un pogo diabolique ? Une manifestation qui déborde ? Ce matin de juin, je regarde Charlotte boire son gingembre à l’eau gazeuse. Mes questions bullent vers la surface et la comédienne en devance certaines, digresse au présent puis se disperse en remontant le temps. Mille temps, justement… C’est d’autant plus troublant que Charlotte déborde tout en gardant son fil, à l’aise et agile dans ce tempo presto. La chanson de Brel, c’est elle ! Une valse, mille temps et cette niaque implacable dans le corps. Rencontre avec une actrice animée de musique et de politique. Un rendez-vous pétillant, pour parler d’elle et faire le poing.
Entretien signé Marie Lou Félix

©Daniel Calderon _ LOUISE
Ton parcours de formation est pour le moins elliptique. Tu passes ton bac à SaintQuentin en 2000 et, 15 ans plus tard, tu valides un master de mise en scène à l’Université de Paris-Nanterre. Où et quand as-tu appris ton métier de comédienne ?
C'est-à-dire que je n'ai pas beaucoup de diplômes... Après mon bac, je suis partie à Paris et j’ai suivi une formation d’une année au Centre de Danse du Marais, qui abrite le célèbre Café de La Gare. On y pratiquait le chant, la danse, le théâtre, la comédie musicale. Je suis arrivée là avec mon bagage musical et mon bagage de danse. J’avais aussi fait un peu de théâtre, sans idée précise de ce que je voulais faire. Je voulais être sur scène !
C’est un hasard si tu as commencé par la comédie musicale ?
Je voulais travailler dans les arts que j'avais pratiqués et continuer à me former là-dedans. La comédie musicale, en soi, je n'y connaissais rien. Au Centre de Danse du Marais, beaucoup de mes ami.e.s étaient fans de comédie musicale. J'avais 18 ans et je suis tombée là-dedans. Ensuite, ça a été un concours de circonstances. J'ai passé des castings pour la comédie musicale « Cabaret » de Kander et Eb, mise en scène par Sam Mendes, et j'ai été prise. J'avais entre 19 et 20 ans. On a joué deux ans aux Folies Bergère.
Comment as-tu glissé vers le théâtre ?
Après Cabaret, le fil s’est déroulé. J'ai joué dans « Fame », dans « Grease », … J'ai joué dans « Un Violon sur le toit » et « La mélodie du bonheur », toute une série de standards à la sauce Broadway. J'ai gravité là-dedans pendant un temps et me suis formée au jeu en pratiquant la scène. Ensuite, je suis partie quelques mois aux États-Unis pour faire des stages. A mon retour, j'ai commencé à faire du théâtre avec Joan Mompart, qui m'avait auditionnée. C’est ce qui m’a menée en Suisse.
Et la mise en scène ?
En 2016, j'ai eu des problèmes de voix. C’était après « l'Opéra de Quatr’Sous ». J’ai dû subir de grosses opérations. Je me retrouvais soudain avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Je ne savais pas si j’allais pouvoir reparler un jour. Ça a été une traversée du désert. Deux opérations et six mois de rééducation.

© Emilie Brouchon _ 2014 Fiancés
Une blessure ?
Ce n'était pas un forçage. Mon corps a produit des kystes à l'intérieur des cordes vocales et de manière consécutive. On m'a opérée d’une première corde vocale. Je devais me taire pour récupérer. Et puis, pendant ma convalescence, un autre kyste a poussé sur l'autre corde vocale. Pourtant je ne parlais pas ! Les médecins n’y comprenaient rien. Je pense que mon corps tentait de parler... J'étais donc à l'arrêt, forcée. C’était violent mais aussi très intéressant parce que la convalescence te remet à des endroits très basiques. Avec l’orthophoniste, j'apprenais à respirer. Je devais juste apprendre à inspirer de l'air et souffler de l'air. Pendant cette période, j’ai songé à me reconvertir. C’est là que je me suis intéressée à des formations de dramaturgie. Après le master à Nanterre, ma voix allait beaucoup mieux. Je me suis remise à accepter des contrats et j'ai aussi développé mes propres projets. Je me suis davantage implantée en Suisse. J'y avais déjà une attache avec mon compagnon, Antoine, qui vivait à Genève. Et surtout, en tant que créatrice, c’est en Suisse que les portes se sont ouvertes.
Je savais que j'avais un truc à faire sur scène, mais ce n'était pas en tant que lettrée. C'était en tant que corps !
Est-ce qu'il y a des artistes qui font office de référence pour toi ?
Je pense que j'ai étudié la dramaturgie parce que je sentais que j'avais un manque de culture. Il fallait que j'arrive à ouvrir mon spectre de connaissances. Avant d’arriver dans le monde professionnel, ma référence c'était Marie-Pierre, ma prof de piano. Elle m'initiait aussi à la poésie et à la philo. Mes goûts d’alors c’était la chanson française. Je m’inscrivais dans cette vieille tradition : Barbara, Ferré, Brel. J'étais comme une vieille personne, quoi ! Même si, adolescente, j'aimais aussi Slipknot et Linkin Park. Niveau théâtre et comédie musicale, je ne connaissais quasiment rien. Je savais que j'avais un truc à faire sur scène, mais ce n'était pas en tant que lettrée. C'était en tant que corps ! Pour moi, le moteur est avant tout un désir d'investissement physique et joyeux. Je sentais que c'était mon endroit, ma juste place. Maintenant que je crée des spectacles, c’est chouette d'avoir une vision un peu plus exhaustive de ce qui s'est fait. Les études universitaires m’ont permis de découvrir certains courants artistiques comme le théâtre de Régy ou les textes de Peter Weiss, dont je n’avais jamais entendu parler. Quand j’étais à la fac en 2018, on fêtait les 50 ans de mai 68, et donc du Living Theater. Découvrir ces courants-là, ça m’a permis de prendre conscience qu'on n'invente rien. Tout est cyclique

©Bastien Blanchard -Cyrano pierrablanca
Et que sont devenu.e.s Barbara, Ferré et Brel ?
Ça reste des références ! Boris Vian aussi ! C'est un peu vieillot … En tout cas, c'est une époque. Mais c’est cyclique. Ce sont des artistes qui reviennent. Finalement, je me rends compte que je n'ai pas de référence purement théâtrale. Il y a des auteurs et des autrices, c’està-dire des gens qui créent des spectacles, que j’aime énormément. Je pense à Samuel Gallet, par exemple. Je trouve son écriture percutante, simple, battante, très rythmique. Et il y a toujours de la création musicale dans ses spectacles.
J’ai l'impression que je peux toucher les gens aussi bien en chantant qu’en parlant, mais que le chemin est moins direct avec un texte parlé. Ça me demande plus de travail et d'introspection.
Chanter et parler, est-ce le même souffle ?
Non, pas du tout ! Pour moi, c'est beaucoup plus ardu de m'exprimer en parlant. Dans la musique il y a le cadre, la partition. Tu sais où tu dois respirer. La respiration est induite par l'écriture. Avec un texte parlé, les possibilités d’interprétation sont plus grandes. Le champ des possibles est vaste. En tant qu'interprète de théâtre, tu as la possibilité d’induire davantage le souffle qu’avec une partition musicale. J’ai l'impression que je peux toucher les gens aussi bien en chantant qu’en parlant, mais que le chemin est moins direct avec un texte parlé. Ça me demande plus de travail et d'introspection.
Tu veux dire que le chant te permet un chemin plus direct vers tes propres émotions ?
Oui, exactement. Avec le support musical, tu te mets à disposition de ce que les autres ont déjà mis en écriture. D’une certaine manière, c’est plus intuitif. Mais avec le temps, j’ai aussi découvert qu’il y a de la créativité dans le fait de chercher mon chemin à partir d’un texte. C’est très nourrissant, même si c'est complètement l'inverse de ce que j'ai connu au début de ma vie professionnelle avec la comédie musicale. Dans ce domaine-là, que tu travailles à Berlin, à Paris ou à Madrid, c’est souvent la même mise en scène, la même manière d’interpréter.
Tu pourrais retravailler dans ce genre de cadre aujourd’hui ?
Je n’en sais rien … Il ne faut jamais dire jamais. Mais je ne sais pas si je suis encore assez entraînée. Parce que j'avais la pêche à 20 ans ! Il fallait tenir le rythme. Ça a été dur au début d'arriver dans le monde du théâtre. A la base, j'étais performeuse : je chantais, je jouais, je dansais. Il y avait un truc de... Pas de combat, mais il fallait tenir la barre. La loi pour intégrer ce genre de spectacle c’est d’être la meilleure à l’audition. Il faut avoir beaucoup d'abattage. Les premières séances de travail avec Joan Mompart ont été confrontantes. J'étais à fond et lui me disait : « calme », « laisse venir », « laisse-toi voir ». Moi, j’ai un côté très niaque !

© Carole Parodi _ Opéra de 4Sous _ Comédie de Genève
Je ne sais pas faire les choses à moitié. En fait, ça m'angoisse si je fais quelque chose à moitié.
En parlant de niaque, la presse te décrit comme une actrice « fougueuse », « pétulante », « maligne », « généreuse », « explosive ». Où puises-tu cette énergie ?
Je ne veux pas faire de la psychologie à deux balles, mais peut-être qu’il y a chez moi cette combativité d’actrice : une nécessité d’être entendue à tout prix. J’ai toujours eu beaucoup d’énergie, même gamine. Je n’ai jamais été diagnostiquée mais, à l’époque, certains pédiatres ont voulu me faire prendre des médicaments en rapport avec l’hyperactivité. Quand je m'engage dans quelque chose, je m'engage à fond. Je ne sais pas faire les choses à moitié. En fait, ça m'angoisse si je fais quelque chose à moitié.

© Eugénie Roussak _ CYRANO
Et comment te ressources-tu ?
J’essaie de trouver des espaces où je peux donner du temps sans rien attendre en retour. Je suis à la recherche de moments où il n’y a rien à gagner. La gagne, la compétition, cela fait partie de mon tempérament ! En fait, je suis un bon produit du néo-libéralisme … Même quand je lis un bouquin, j'ai l'impression que je gagne quelque chose. Je gagne de la culture qui m’amènera peut-être un projet derrière. Derrière la passion et la niaque, il y a une forme de calcul. Alors c’est vraiment reposant lorsque je peux me dire : je fais ça pour rien. Pour me ressourcer, j’ai besoin de revenir dans la « vraie vie » : m’occuper de mes nièces, passer du temps avec ma mère, …

© Antoine Courvoisier _LOUISE
Je veux pouvoir me dire qu’il est possible de révéler de la beauté et de la puissance à travers une pièce de théâtre. Montrer que cette beauté et cette puissance peut se révéler chez chacun.e de nous …
Tu es l’autrice de plusieurs pièces de théâtre : « Hétérotopies » en 2019, « M-Pi et JeanLouis » en 2021, puis « Louise » en 2023. Qu'est-ce qui te donne envie d'écrire?
Dans le contexte politique actuel, pas grand-chose ! Je ressens une forme de sidération. Mais pour ces trois pièces, j’avais envie de proposer des boussoles. Je voulais offrir aux publics des parcours de vie inspirants. La combativité est toujours présente … Je veux pouvoir me dire qu’il est possible de révéler de la beauté et de la puissance à travers une pièce de théâtre. Montrer que cette beauté et cette puissance peut se révéler chez chacun.e de nous … La lutte contre la coercition, contre les dominant.e.s, la résistance à l’injustice, c’est le fil rouge de mon travail d’écriture pour la scène.
Ce fil rouge, c’est lui qui t’a menée auprès de TIGRE(1) ?
Oui. Cette sensibilité m’a donné envie de m’engager et de me mettre davantage au service du commun. TIGRE, c'est vraiment un endroit pour ça. Même si, bien sûr, ce n'est pas facile. Cette association est un espace fédérateur, qui propose de beaux projets à disposition des membres, mais c’est aussi un espace de débat et de lutte. Il arrive que les échanges soient houleux, en particulier sur des sujets aussi sensibles que les politiques culturelles. Quand il s’agit de projet concret -- un appel à projet ou une mutualisation de matériel – c’est plus facile d’avancer. Les choses sont mesurables à court terme. En matière de politiques culturelles, tant qu'il n'y aura pas plus d’argent octroyé à la culture, il nous faut bricoler.
Créer et lutter, comment ces deux verbes se sont-ils rencontrés ?
J’ai commencé à me politiser en 2012, durant la période d’élection en France. Dans mes cercles, les choses se jouaient entre François Hollande et le Front de Gauche. A l’époque, Jean-Luc Mélenchon était un outsider. C'est à cette époque-là que j'ai commencé à me politiser en tant que citoyenne. Pour en revenir à TIGRE, je réalise dans l’après-coup que j'étais hyper audacieuse. Je me suis installée en Suisse en 2019 et suis entrée à TIGRE en 2022. L’organisation politique est très différente entre la France et la Suisse, et malgré tout j’ai très vite commencé à me mêler de politiques culturelles. Ça m’intéresse beaucoup ! En 2020, il y a eu ce rapport sur le système des arts de la scène en Suisse romande. Ce rapport faisait état d’un système en surchauffe et d’une précarisation générale. La publication de cette enquête a suscité des prises de position très violentes dans un contexte post-COVID déjà compliqué. Le directeur d’un théâtre institutionnel genevois a parlé de concurrence déloyale de la part des structures indépendantes, parce que celles-ci seraient moins contrôlées .. ! J’ai vécu cela comme l’expression d’un mépris de classe. On peut débattre bien sûr, mais c’est un moment où de fausses informations ont circulé.
Je regrette que les institutions et les compagnies aient autant de mal à tisser un dialogue. Ce qu'on essaie de faire à TIGRE ou à la CRAS (2), c'est de rassembler une parole.
Comme comédienne, tu sembles circuler aisément entre l’institution et le milieu plus indépendant … Ressens-tu malgré tout le mépris de classe que tu évoques ?
Non, pas trop à Genève. Mais tout dépend des projets et des équipes. En tant qu’interprète ou compagnie co-produite, l’institution a le pouvoir de nous offrir une sécurité financière et c’est super. Mais j’aime aussi créer dans des tiers-lieu comme le Théâtre de la Parfumerie. Je regrette que les institutions et les compagnies aient autant de mal à tisser un dialogue. Ce qu'on essaie de faire à TIGRE ou à la CRAS (2), c'est de rassembler une parole. Il y a sans doute plein de choses à améliorer dans les relations entre les compagnies indépendantes, les théâtres, la Ville, le Canton … La disproportion entre l’offre et la demande existe bel et bien. Le système est boursouflé. Evidemment que la réponse pourrait être de créer moins et d’étendre les périodes d’exploitation et de reprise d’un spectacle. Mais sortir de la « festivalisation » c’est aussi prendre le risque que davantage d’artistes se retrouvent au chômage, voire à l’aide sociale. Actuellement, ce sont les créations qui nous font vivre ! Avec trois créations sur une saison, tu arrives facilement à six mois de boulot. En revanche, si tu travailles sur une création et deux spectacles en tournée, tu bosses tout juste quatre mois. Est-ce qu'il faut davantage saupoudrer les ressources, c’est-à-dire donner un petit peu à tout le monde ? Ou est-ce qu'il faut conventionner quelques heureu.se.x élu.e.s ? J'ai l'impression que la réponse est : les deux ! Je pense aussi que les institutions les mieux dotées ont un devoir social : favoriser de longues périodes de jeu, les équipes nombreuses, les intermittent.e.s qui vivent ici. Genève est une ville extrêmement riche sur le plan de la création. Le nombre de créateur.ice.s qui vivent ici, pour une ville de cette taille-là, c'est exceptionnel. Une sorte d’eldorado où persiste un esprit de camaraderie historique, bien loin de la « starification » qui fait grossir les têtes et les egos. Je ne voudrais pas que ça se tarisse.

Genève est une ville extrêmement riche sur le plan de la création. Le nombre de créateur.ice.s qui vivent ici, pour une ville de cette taille-là, c'est exceptionnel.
Est-ce que tu as un rêve ?
Bonne question … Je vais réfléchir un peu …
Pourquoi est-ce qu’on ne se pose pas plus souvent ces questions ?!. J’aimerais qu'on réussisse à mettre en place les conditions de sécurité pour que des abus de pouvoir n'existent plus au sein de notre milieu professionnel. Il faut dire que les égouts remontent en ce moment : des problèmes d'abus de pouvoir, d'atteinte à la personne, un peu tous azimuts. Mais en fait, ce n'est pas vraiment un rêve, c’est plutôt un projet ! Ça va se réaliser à un moment. J'aimerais voir le moment où le désir de dominer sera vécu comme une honte par la personne elle-même. Je souhaite qu’on parvienne à définitivement quitter cette ambiance de valorisation des monstres.
Je trouve qu'il existe encore dans notre milieu une sorte de romantisme autour du génie créatif, particulièrement chez les metteurs en scène. Comme si le génie créatif devait s’accompagner d’une certaine violence envers les équipes. J’espère qu’un jour on saura réagir vite face à ce genre de comportement.
Qu'est-ce que tu entends par « valorisation des monstres » ?
Je trouve qu'il existe encore dans notre milieu une sorte de romantisme autour du génie créatif, particulièrement chez les metteurs en scène. Comme si le génie créatif devait s’accompagner d’une certaine violence envers les équipes. J’espère qu’un jour on saura réagir vite face à ce genre de comportement. Qu’on soit capable de dire : « Tu fais quoi ? Tu rigoles ?! Ta méthode de management, elle date des années 90 ! ». A une époque pas si lointaine, voir un blackface3 sur scène n’offusquait pas la critique. Aujourd'hui, personne n'imaginerait pouvoir monter sur scène et faire un blackface. Le parallèle est peut-être foireux, mais c’est pour dire que les changements de paradigme sont possibles. J’ai l’impression que les choses sont en train de changer, et que de plus en plus de personnes prennent conscience du caractère systémique de la violence. Mon rêve serait aussi de valoriser la réparation, qu’on puisse se dire : « il faut réparer maintenant, consoler, prendre soin ».
Est-ce qu'il y a un projet dont tu as envie de parler avant que l’on se quitte ?
Oui ! Il y a la tournée de « Dégueu », un spectacle qui parle de sexe aux enfants. C'est une pièce qu'on a créée avec la compagnie Mokett au Théâtre Am-Stram-Gram. Je pourrais tourner ce spectacle encore 20 ans, tellement je trouve du plaisir et du sens à ce qu’on fait. C'est rare les symbioses dans une équipe. Et là, c’en est une !
Où et quand ?
On tournera entre février et mai 2026. La tournée commence en Alsace, puis ce sera Reims et Avignon. On le joue en allemand aussi, donc on passera par Zurich. Et puis à Neuchâtel, à Vevey. Toute une chouette tournée. C'est mon spectacle coup de cœur !
(1) TIGRE : Association créée à Genève en 2020, dont le but est de promouvoir et défendre les intérêts des compagnies indépendantes basées ou travaillant dans le Canton ; https://tigreasso.ch/
(2) Coordination Romande des Arts de la Scène. Elle fédère, à l’échelle romande, les associations qui représentent des compagnies actives dans le domaine des arts scéniques : https://cras-romandie.ch/
(3) On parle de « blackface » lorsqu’un.e comédien.ne blanc.he grime son visage dans le but de représenter une personne de couleur.
Après des études en Arts du Spectacle à Berne et Paris, Marie Lou Félix se forme comme comédienne à l’École de Théâtre Serge Martin. Autrice, dramaturge, coordinatrice et interprète, elle fait encore le choix de ne pas choisir.