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Intermittence:

entre précarité et prés carrés

EMPLOI Tandis que la liste de postulant(e)s s’allonge chaque année, les opportunités de décrocher un rôle se réduisent comme peau de chagrin. De quoi susciter l’inquiétude de celles et ceux qui jonglent déjà entre chômage et contrats à durée déterminée.

Une actrice, un acteur, ça joue. Poser ainsi, l’affirmation a l’air d’un truisme. Elle occulte toutefois les nombreux obstacles qui se dressent entre le désir et la scène. En 2016 (dernier recensement en date), la Suisse romande comprenait 455 demandeurs d’emplois et 214 chômeurs* issus des professions artistiques. Caractérisées par « l’absence d’emplois durables et la fragmentation des périodes de travail en de nombreux contrats de courte durée avec des employeur.euse.s différent.e.s », ces professions ont donné naissance à la notion d’intermittence, laquelle est reconnue par la Suisse depuis 2003. Malgré les aménagements prévus par la loi, la situation semble se dégrader depuis quelques temps. C’est du moins ainsi qu’elle est perçue par nombre de celles et ceux qui, contre vents et marées, ont décidé de vivre leur « vocation ».

Crédit: Lionel Chiuch

Ici, c’est une comédienne genevoise à qui sa conseillère assure que les recherches d’embauche par téléphone « ce n’est pas sérieux ». Et qui, comme pour justifier son proposqualifie son interlocutrice de « privilégiée ». Dans le canton de Vaud, c’est une jeune comédienne qui se voit refuser le financement d’un stage de formation, sauf s’il est immédiatement suivi d’une embauche. Enfin, ici comme là, ce sont les mêmes manifestations d’incompréhension quand, après des années d’échanges avec un conseiller, ce dernier est brusquement remplacé par unou un inconnu(e) qui vous invite à « trouver au plus vite un boulot alimentaire ». 

Métamorphosés en cahier de doléances, les réseaux sociaux bruissent de récits alarmistes et de questionnements légitimes. Des inquiétudes qui puisent à plusieurs sources : sentiment que le chômage ressert la vis, réduction des subventions et des budgets, programmations qui privilégient les distributions éthiques et les courtes durées de représentation. Sur le premier point, Fabienne Abramovich, directrice d’Action intermittents, note que « cela procède par vagues. Là, nous sommes dans une vague violente où le statut de l’intermittence est contesté, par les ORP de Genève notamment. Quand je dis “Statut”, je mesure bien le mot : ce statut, bien que fragile, existe puisque la loi prévoit un aménagement spécifique (ndlr :notamment en matière de période de cotisation) ».

Si l’intermittence ne concerne pas uniquement les artistes, elle en résume le mode de vie. « Ce n’est pas un choix, mais la conséquence d’un secteur d’activité qui, bien que dynamique, ne comporte pratiquement pas d’emplois à plein temps », répète-t-on à Action intermittents. Ajoutons, comme le relevait la cinéaste Brigitte Tijou dans la revue Vacarme en 2003, que « sans l’intermittence, c’est l’ensemble du système culturel qui disparaît, et donc aussi les salariés permanents et les fonctionnaires de la culture ». Et de poursuivre : « Pour défendre leurs droits, beaucoup d’intermittents doivent sortir de ce mélange de honte, de culpabilité et de fatalité qui les poursuit (« privilégiés », « fraudeurs », « assistés », etc.) ». 

Redoutable mélange, oui, qui amplifie le mal-être et favorise les querelles intestines. Fabienne Abramovich signale : « Il n’y a pas de directives, rien ne vient du Seco (Secrétariat d’État à l’économie) qui stipule « il faut viser les intermittent.e.s et leur trouver d’urgence un travail alimentaire ou encore un CDI ». Il y a des mesures plus ou moins incitatives avec, du moins on le suppose, des sortes de mots d’ordre de la direction de l’ORP. Et à la fin, la conseillère ou le conseiller va être dans une interprétation et mettre l’intermittent.e sous pression avec des demandes  impossibles car il.elle ne connaît pas le terrain ni ces professions ».

 

Des spécificités à prendre en compte

Les comédien(ne)s ne sont pas les seul(e)s concerné(e)s par cette situation. Graham Bloomfield, créateur son et intermittent depuis 14 ans, déplore que le système ne soit pas en phase avec la réalité du terrain. « On ne peut pas accepter toutes les offres de l’ORP, explique-t-il. Prenons un exemple : tu acceptes une formation dans une autre branche. Ensuite, on te trouve un employeur, tu lui assures que tu es motivé, et voilà qu’on te propose soudain trois contrats au théâtre. C’est compliqué de demander si tu peux les faire. Quelle option choisir ? Renoncer à mon métier ou me moquer de l’employeur ? »

Pour éviter ce genre d’alternative, Graham Bloomfield préconise « la création d’une entité au dehors du chômage. Un organisme qui disposerait d’un règlement très strict, mais pas le même que celui imposé aux autres chercheurs d’emploi . Il faudrait plus de flexibilité. Quand on a un travail qui déborde à la fin d’un mois sur un autre, on ne se poserait pas la question de devoir remplir deux fiches de salaire, deux feuilles de gains intermédiaires.  Il faut réorganiser un règlement et une caisse pour les intermittent.e.s, ce serait beaucoup plus fluide et transparent ».

Si la prise en compte des spécificités du secteur est un enjeu majeur, elle n’est pas une priorité pour les ORP. C’est même le contraire à Genève. « Il y a manifestement l’envie de démanteler ces spécificités avec un certain mépris, s’étonne Fabienne Abramovich. Action intermittents discute fermement depuis plus d’une année avec la direction de l’ORP et notamment avec le Magistrat en charge du département de l’emploi au canton de Genève, M. Mauro Poggia. » Elle aussi s’insurge contre la notion de « travail alimentaire ». « Ce n’est pas le fait de prendre un travail complémentaire qui est un problème en soi. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Que ce que tu fais sur un plateau ou pour un film n’est pas un métier ? ». D’autant plus que, selon la directrice d’Action intermittents, « il n’y a pas de travailleur.se plus « volontaire », de travailleur.se prêt.e à travailler, n’importe quand et dans toutes sortes de situations: il.elle vendrait son âme. On ne l’entend pas assez, cette capacité de vouloir être partout et de briller. Ce métier est une véritable profession de foi, il faut toujours se battre pour exister, au sens de territoire à occuper et de la capacité à engranger du désir ».

Un choix qui n’en est pas…

Des modes de programmations contestés

Puisqu’il est question de territoire, il arrive justement que la menace vienne de l’intérieur. Aux humeurs des ORP font parfois écho les caprices des programmateurs. Là encore, comédiennes et comédiens sont nombreux à s’interroger sur les tendances actuelles en matière de programmation. Un débat qui porte moins sur les partis pris esthétiques que sur les modes de fonctionnement.

Ainsi, le comédien et metteur-en-scène genevois Elidan Arzoni regrette que l’on ne recourt presque plus aux auditions. « L’intermittence permet d’avoir un tas de personnalités différentes, explique-t-il. Il est utile, dans un bassin, d’avoir de nombreux profils différents pour pouvoir distribuer des rôles, trouver les bonnes personnes. Malheureusement la plupart du temps cela ne se passe pas comme ça. C’est à dire qu’au lieu de faire des mises au concours, des auditions, on actionne ses réseaux, on fait venir ses copains, et très vite cela tourne à l’entre-soi – et quand on est directeur de théâtre, il est indispensable de faire des mise au concours et des auditions. Oui ça prend du temps : mais si on ne veut pas prendre le temps pour cela, alors mieux vaut faire un autre métier. » Et le metteur en scène de proposer sa solution : « Chaque production, qu’elle soit programmée par un théâtre ou par une compagnie, devrait avoir un pourcentage de la distribution faite sur mise au concours et audition. Je pense à un 50 %, ça amènerait de l’air frais et donnerait sa chance au plus grand nombre. Ça ouvre à des personnes, on peut les rencontrer, travailler avec elles, c’est pour le bien de tout le monde ». Dans le viseur également, la tendance à l’économie tant en termes de distribution que de dates. « Il y a de plus en plus de solos, constate la vaudoise comédienne Fanny Pélichet, donc peu d’emplois pour nous. En plus, nous sommes programmés sur des temps très courts, ce qui empêche le bouche-à-oreille de se faire ».

« Il y a une paupérisation extrême parce qu’il n’y a pas eu de réévaluation du cahier des charges des institutions, ni de réindexation, complète Fabienne Abramovich. Il faut repenser les systèmes et avoir le courage de se dire : on ne reviendra pas en arrière, on ne peut que repenser les objectifs, analyser la situation et re-questionner les moyens financiers pour les Fonds dits généraux et hors institution. Quant aux cahiers des charges des théâtres, ils n’ont jamais été revisités : les magistrats changent, le théâtre continue et la planète a tourné. C’est pertinent si tous les 10 ans les cahiers des charges sont re-visités ».

“Nous devons tirer la sonnette d’alarme” 

A la Fédération romande des arts de la scène (FRAS), qui regroupe 56 structures romandes professionnelles (théâtres, salles de spectacles…), l’emploi figure aussi au rang des préoccupations. « En tant qu’employeurs, même si je n’aime pas le mot, on a une responsabilité, explique Thierry Loup, président du comité directeur de la FRAS et directeur d’Equilibre-Nuithonie. Donc, oui, une des thématiques c’est la précarité des compagnies, et par conséquent des comédiens. Là, il y a un constat qui se fait… Parce que l’enjeu c’est quoi ? C’est de créer un spectacle et ensuite quid de ce spectacle ? La plupart, une grande majorité, est créée dans un lieu et y reste. Et c’est quand même de l’argent public. C’est une grosse responsabilité de notre part en tant que directeurs d’essayer de faire diffuser. Mais il y a – il ne faut pas avoir peur des mots – une « surproduction » des compagnies. Il y avait 650 compagnies indépendantes en suisse romande il y a quelques années déjà. Bon, il y a un maillage assez élevé en regard de la moyenne européenne de théâtres. A Fribourg par exemple, dans un rayon de 30 km tu as cinq théâtres, en soit c’est tant mieux, ils sont pleins, les gens viennent, mais il y a une production inimaginable. Nous, on doit tirer la sonnette d’alarme. Nous sommes partenaires de cet espace culturel romand et nous devons trouver les solutions avec les partenaires institutionnels, les cantons. Le plus grand défi, déjà, c’est que les cantons romands se mettent d’accord et qu’ils aient une politique commune de soutien des compagnies dans les coproductions : c’est une des demandes de la FRAS ».

Si le nombre de propositions explosent, c’est notamment parce que les élèves issus des écoles de théâtre romandes s’empressent de monter leur compagnie et, donc, de soumettre des projets. « Les cantons ont créé des compagnies eux-mêmes en créant une école de théâtre, poursuit Thierry Loup. Et tu te retrouves avec une quinzaine de gamins qui arrivent sur le marché du théâtre, et là je pense que les écoles doivent vraiment les rendre attentifs à la situation de ce marché. Ces jeunes, ils sortent, ils font une compagnie. Et un projet dans la foulée. Au final, on reçoit beaucoup de propositions de projets à un, deux, trois acteurs. Quand il y en a quatre, c’est formidable ! Nous, nous avons des grands plateaux et il y a peu de compagnies en Suisse romande qui peuvent proposer quelque chose d’adapté. Donc, je pense que les écoles devraient plus travailler avec les producteurs, il faudrait vraiment que les directeurs des écoles imaginent des collaborations avec les maisons de productions, les employeurs. Moi, je reçois 20 propositions de compagnies suisses par jour en pleine saison… Nous n’allons quand même pas choisir un spectacle parce que nous sommes le troisième canton qui permet à la compagnie de tourner. Nous avons aussi des lignes artistiques, des contraintes vis-à-vis du public. Et la dépendance artistique d’une direction, on ne doit pas y toucher. »

Des propositions artistiques qui laissent de moins en moins de place à l’acteur.trice (et aux métiers de la scène tels que costumières, scénographes, etc.), des spectacles qui restent peu de temps à l’affiche pour créer l’« événement » avant tout, des programmateurs.trices soumis.e.s à des contraintes économiques autant que politiques… Le théâtre professionnel – et avec lui la culture en générale – n’est-il pas tout simplement en train de se plier aux injonctions de l’économie de marché ? “Notre système promeut une concurrence à l’extrême et c’est aussi ce qui produit sa force et sa richesse aux dépends des artistes », comme le constate encore Fabienne Abramovich. Dans tous les cas, le contexte n’est guère favorable à celles et ceux qui défendent leur « vocation », « ce torrent qu’on ne peut refouler, ni barrer, ni contraindre », ainsi que l’écrivait Stendhal.

*Les « demandeur.euse.s d’emplois » sont les personnes qui cherchent un emploi (inscrites au chômage) et qui sont en gain intermédiaire, en formation ou occupées à temps partiel.

Les « chômeurs/chômeuses » sont les personnes disponibles immédiatement, y compris les personnes qui sont en fin de droit.

“Je me suis mise en péril pour ce métier”

Après avoir foulé avec succès les plateaux romands, la comédienne Fanny Pélichet constate que les engagements se font de plus en plus rares. Elle en parle ici sans langue de bois. 

Que penses-tu du régime actuel pour les métiers du spectacle?

Je crois qu’il est inadapté. Nous sommes des travailleurs labellisés par l’État, vu que nous avons des diplômes étatiques, donc nous devrions avoir les mêmes droits que les autres travailleurs. Moi je pense qu’il n’y a pas d’intermittence. En fait, il n’y a pas une réelle reconnaissance du statut d’artiste en Suisse. Les deux premiers mois, c’est un aménagement de confort. En plus, on nous fait comprendre que les gens qui n’ont plus de travail doivent se recycler. Mais nous ne sommes pas formés à faire autre chose. Pour moi il y a une politique culturelle qui n’a pas été menée, qui n’a jamais été réfléchie. Et je pense que cela risque d’imploser.

Tu as le sentiment que la situation empire?

Nous sommes nombreux à ne pas avoir de travail pour renouveler notre délai cadre. Et après, qu’est-ce qui se passe ? D’autant plus que beaucoup de gens sortent sur le marché. On connaît le système : il y a une école étatique qui récupère énormément d’argent, il faut que les élèves qui sortent soient placés sur le marché au moins quelques années, sinon la raison d’être de l’école devient caduque. De nouveau, il n’y a pas de réelle politique culturelle sur du long terme.

Selon toi, quelle est la responsabilité des programmateurs?

Ce n’est pas qu’une question de programmateurs. Il y a des gens qui donnent le ton. Le paysage artistique, il existe d’abord à travers les artistes, pas à travers les programmateurs ou les curateurs. Certains décident de qui fait juste et qui fait faux. En outre, une ville comme Lausanne n’ouvre pas de nouveaux lieux alors que c’est la ville qui produit le plus d’artistes actuellement. Ils refusent aussi un pendant alternatif, ils ne veulent que le côté institutionnel, brillant. Et c’est incompatible. Berlin, New York, Londres, toutes ces grandes villes qui ont pu se targuer d’avoir des mouvements artistiques, ça venait de l’underground, pas de l’institution. Moi j’essaie de poser des dossiers depuis 3-4 ans, j’ai une formation de plasticienne qui pourrait les intéresser, mais ils ne me répondent même pas. Pourquoi suis-je persona non grata ?  Il est où le problème ?

Il existe d’autres lieux de création en Suisse romande…

Le problème, c’est de savoir ce que l’on fait des gens qui ont passé 40 ans. Quelle place pour eux? Du coup les familles se resserrent. Les gens comme moi, installés à Lausanne, de formation genevoise, n’ont plus de place à Genève. Parce que la solidarité qui peut exister à Genève, qui n’existe plus du tout à Lausanne, elle ne peut pas absorber tous les déshérités. Et je n’en veux pas aux gens de réagir ainsi, je les comprends. Mais je fais quoi, je déménage ? C’est assez déprimant. Par ailleurs, je refuse de faire des dossiers que je crois correspondre à ce qui est attendu. Je fais une recherche personnelle qui est déjà difficile à mener, mais en plus je ne vais pas calibrer en fonction des théâtres qui m’entourent.

Comment se passent tes rapports avec le chômage? 

J’ai eu de la chance. Là, j’ai une nouvelle conseillère très sympa. Mais à Lausanne, les stages de formation continue ne sont pas remboursés. Donc, là aussi on est dans des sortes d’aberration. Parce que, en France, le statut d’intermittent est peut-être très discutable, mais au moins il donne droit à un certain nombre de stages par années. Le comédien a besoin de se former. De nouveau, c’est un zéro pointé pour la politique culturelle. Ce n’est pas pour se tirer sur les bretelles que l’on fait un stage : ça a un sens. Tu fais des rencontres, tu développe tes contacts. Mais sinon je n’ai rien à dire sur les gens du chômage, on ne m’a pas malmenée, humiliée, on ne m’a pas proposé des choses qui ne correspondent pas à ma formation professionnelle. Mais je ne peux pas parler pour les autres.

Est-ce plus compliqué quand on est une femme?

Fonder une famille – ce qui est un droit légitime même pour un artiste – c’est très compliqué. Il n’y a rien d’adapté aujourd’hui pour les artistes. Il se trouve que mon compagnon a plus de boulot que moi. Je ne sais pas si c’est parce que c’est un homme, mais du coup, même s’il est féministe, je me retrouve plus souvent au foyer dans les périodes où je ne travaille pas. Alors, on aimerait que ça change et puis on est quand même rappelé par le patriarcat. Après, comme il y a de moins en moins de pièces du répertoire qui sont montées, ce n’est plus comme avant où l’on disait : « Oui, si tu es une femme entre 40 et 50 ans, c’est terminé, il y a moins de rôles de femme ». Aujourd’hui, le théâtre contemporain, c’est souvent de l’écriture de plateau, et là je ne suis pas sûre qu’il y a moins de place pour les femmes. Et je n’ai pas constaté de discrimination salariale.

Au final, quel bilan tires-tu de ta situation actuelle?

Certaines personnes qui m’engageaient ne m’engagent plus, ce n’est pas qu’ils ne veulent plus travailler avec moi, c’est qu’ils n’arrivent plus à placer leurs projets. C’est ainsi que je lis les choses aujourd’hui et il y a une sorte de sentiment d’injustice : j’ai voué ma vie à ce métier ces 15 dernières années, je me suis mise en péril plusieurs fois, au niveau de ma santé, de mes relations, ma vie privée en a pris un coup, et le résultat est négatif. Et le problème, c’est que tu commences à te demander si tu n’as pas fait faux. Donc tu rentres dans ce délire de la méritocratie. Si je n’ai pas ma place, c’est que je le mérite pas. Nous sommes dans une société comme ça. Et puis si les institutions continuent à se vider de leur substance, de leur public, de leur devoir envers la cité, et bien, on ira ailleurs. Ce sera très difficile, on sera paupérisé, mais les gens ont besoin qu’on leur raconte des histoires, qu’on leur parle. Ça, ça ne va pas s’éteindre.

 

Crédit: Dominique Vallès

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